ZOOM SUR LA HOUSSAYE
de 1970 à nos jours
... ou comment un petit village Briard a su préserver
sa ruralité face au développement démographique.

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1 - NOUS DÉCOUVRONS LA HOUSSAYE

Janvier 1970. Nous roulons, ma femme et nos 3 enfants, vers Montfermeil pour visiter un petit terrain à bâtir, en compagnie d’un agent immobilier, quand celui-ci nous demande si  nous aimons la campagne. A notre réponse affirmative, changement de cap. Une petite heure et une quarantaine de kilomètre plus tard, nous nous retrouvons sur une petite route de campagne bordée de magnifiques platanes, face à une grille de château.  La Houssaye, c’est par là ! Virage à gauche, virage à droite, virage à gauche…
              Nous sommes nous retrouvons dans un petit chemin empierré, face à un verger de pommiers envahi de grandes herbes. Derrière nous, 3 maisons et un champ avec des vaches. La campagne à l’état pur ! C’était notre premier contact avec La Houssaye. Le coup de cœur ! Avant de repartir, un détour « au village » pour boire un café. Sur la place, face à l’église, La Fleur de Lys nous a accueillis dans sa toute petite salle, avec ses quelques tables et son « Baby Foot » entre deux colonnes, en plein milieux.
             Le coup de Cœur s’est transformé en coup de foudre. Nos vacances, cette année là, se sont passées à La Houssaye, sous la tente, à faire connaissance avec le village qui allait bientôt nous accueillir. Le premier mai de l’année suivante, nous posions nos meubles dans notre nouvelle maison et nous étions devenu des Hulsétiens… sans le savoir !
             Quarante six ans plus tard, j’ai eu envie de faire un état des lieux de ce village au moment de notre arrivée, puis de décortiquer son évolution au cours de toutes ces années. Quarante six années que je n’ai pas vu passer mais qui ont profondément transformé le village, tout en lui conservant son aspect rural si précieux.
            J’ai fouillé dans mes souvenirs, j’ai questionné un peu partout, puis je me suis replongé dans les arcanes des archives, j’ai décortiqué les Registres de Délibérations du Conseil Municipal. Et j’ai mis tout ça sur papier. Mais, avant de vous faire part de mes cogitations, je vous livre cet état des lieux du village tel que nous l’avons découvert en 1970.

    
Chemin de Chantepie, notre point de chute en 1970

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2 - ÉTAT DES LIEUX EN 1970

Poser ses meubles, c’est bien, mais il faut aussi faire connaissance avec le village et découvrir toutes ses possibilités. Direction « La Fleur de Lys », notre premier contact, sur la place du village. Nous retrouvons Monsieur Goittet, le propriétaire des lieux, un grand moustachu, et son chien Radja, un chow-chow lunatique et têtu. J’apprendrai plus tard qu’il s’agit du plus ancien commerce de La Houssaye puisque ce bâtiment est presque  tricentenaire.
               En face, Mr et Mme Desjardins, toujours souriants, vous accueillent à « la COOP », une épicerie multi-service bien utile. Un peu plus loin, Mr et Mme Rigour vous attendent dans leur boulangerie buvette. Le comptoir est à gauche, dans une toute petite salle qui communique à droite avec la boulangerie, un peu plus grande. Leur chienne, Sissi, petite mais hargneuse, filtre les entrées. Juste à côté se tient la boucherie de Mr et Mme Pancheret et Miko, leur berger allemand souvent couché devant la boutique. En traversant la rue, on trouve une épicerie-fromagerie-buvette-ménage et tout et tout, tenue par la famille Frénot. Au début du 20ème siècle, on pouvait même y faire le plein d’essence. En remontant un peu la rue de la gare, à présent l’avenue du Général Leclerc, on trouve la quincaillerie tenue par Mr et Mme Crégu, toujours prêts à rendre service. Bien pratique pour les bouteilles de Butagaz !
              Côté « Services », il y a la vieille église Saint Nicolas, elle daterait du 13ème siècle, coincée et prisonnière entre 3 murs, et qui fait face à la place du village. La Mairie, ou tout au moins la salle du Conseil et des mariage, construite en 1884, se trouve rue de Bussière, la rue principale du village. Au rez de chaussée, on trouve l’école des garçons, une classe unique que nos fils ont fréquenté la première année. Le secrétariat de la mairie se trouve dans un immeuble mitoyen, un ancien presbytère construit peu après par la commune, et désaffecté. Juste en face, il y a le bureau de Poste ouvert en 1880, petit mais qui a le mérite d’exister. On trouve l’école des filles avenue  du Général  Leclerc, dans  les  anciens   bâtiments   d’une  école  religieuse  donnés  à  la commune par la congrégation après le décès de la  Sœur Principale.  
                Le château, il faut savoir qu'il existe pour le trouver! Et bien le chercher, caché qu'il est derrière les hauts murs qui entourent l'église. Il daterait de l'époque féodale, vers la fin du XIIIème siècle. Actuellement, il s'agit d'une propriété privée et aurait, comme beaucoup de châteaux, toute une histoire à raconter. Peut-être que plus tard...
                Preuve de ruralité, on compte encore 8 fermes en activité dont 4 se trouvent au cœur du village. La Houssaye possède également (pas pour longtemps) sa gare SNCF ouverte en 1860 à la limite de La Houssaye et de Crèvecœur. A tout cela, il faut ajouter de nombreux artisans, comme Mr Benoit le menuisier, Mr Foucault le maçon ou Mr Chouteau le maréchal ferrant, un monument de pittoresque.
                La Houssaye possède également son terrain de sports à la sortie du village. Loué à un cultivateur depuis 1941, il a été acheté par la commune en 1968 et le C.S.H., club omnisports du village, a été créé à cette occasion.
Enfin, aux commandes de ce petit navire depuis 1953, il y a  le Maire, Monsieur Louis Waechter qui préside son Conseil Municipal avec autorité mais qui, en visionnaire,  a toujours su anticiper, je l’apprendrai plus tard, pour suivre l’évolution de « son » village au cours de ses 4 mandats. Seul son état de santé lui fera baisser les bras.
              Côté animation, c'est plutôt calme. Il y a la fête du village début mai, sur la place, avec des manèges et des jeux. Le comité des fêtes est en sommeil depuis quelques années et on ne danse pas le 14 juillet. Mais il y a les villages voisins!
                En me remémorant tout cela, je réalise à quel point ce « petit village rural » de 584 habitants au compteur n’avait rien à envier à beaucoup d’autres et que notre choix, sans le vouloir, était un très bon choix. Nous ne l’avons jamais regretté.

    
Café « La Fleur de Lys », notre première visite au village

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3 - LES ANNÉES « 70 »

 *  En 1968, La Houssaye compte 578 habitants
        *  De 1968 à 1975, il y a eu 50 naissances et 65 décès à La Houssaye.   

   Année 1970. La Houssaye compte 584 habitants. Le maire,  Monsieur Waechter, est aux commandes du village depuis 1953. Pendant toutes ces années, il a réussi à anticiper pour doter la commune de tout ce qui pouvait la mettre en valeur. : eau courante dans les maisons, assainissement, voirie, petits lotissements...  C'est ainsi qu'en 1970, il convainc son conseil municipal à adhérer au syndicat intercommunal d'étude pour la réalisation d'une piscine tous temps à Fontenay-Trésigny « ...considérant le caractère d'une réalisation qui est la base même du développement de la natation...».
En 1968, Monsieur Goittet fait l'acquisition du café-restaurant « La Fleur de Lys ». Il agrandit la salle et le comptoir puis ouvre une deuxième salle en abattant un mur. Début 1975, il confie la gérance de l'établissement à Monsieur Routhier pour aller s'installer en Camargue.

   *  En mars 1971, Monsieur Waechter est réélu pour un quatrième mandat.

           Jusqu'en 1971, le bureau de poste, au 103 rue de Bussière, était loué par l'administration des PTT à un particulier, Monsieur James Richard. Celui-ci prit la décision de vendre cet immeuble. Le 13 janvier 1971, « afin de conserver un bureau de poste dans la commune , le Conseil Municipal décide d'acquérir la maison servant de bureau de poste ainsi que le jardin...». L'année suivante, l'immeuble est acheté et un bail est signé entre les PTT et la commune. Elle conserve ainsi son bureau de poste et acquiert un nouveau bâtiment.
               Au début de l'année 1971, un terrain mitoyen à l'école des filles,  rue du général Leclerc, est mis en vente par Madame De Seyne. Le 31 juillet 1971, le Conseil Municipal décide d'acquérir une partie de ce terrain pour « regrouper les deux écoles communales en un seul groupe scolaire - envisager la création d'une 3ème classe - créer un terrain d'éducation physique et utiliser la maison d'éducation comme logement de service. » Une décision "visionnaire" qui ne cessera d'évoluer au cours des années, et surtout ce sera  la première pierre du futur groupe scolaire.
               Effectivement, en 1972, un lotissement d'une quinzaine de pavillons, « Le Grand Tremble », est sur le point d'être livré, ce qui conduit le Conseil à mettre en place une classe provisoire à l'école des filles.  C'est également l'année où la gémination a été effective dans les écoles française. Gémination déjà mise en place par le Conseil Municipal l'année précédente. Pour mémoire, l'école des filles est une ancienne école religieuse comprenant 2 classes et un logement, dont les bâtiments furent achetés par Mademoiselle Lafonta et qui en a fait don à la commune en décembre 1858 sous certaines conditions (1).
              Enfin, le 4 novembre 1972, le Conseil Municipal « décide de réaliser la première tranche du projet de construction d'un groupe scolaire pour la rentrée 1973, à savoir une classe enfantine, un préau clos et couvert avec sanitaires, et une cour de récréation de 300 m².» Le  26 octobre 1974, Le Conseil  Municipal autorise le maire à signer tout document  permettant  la réalisation  du projet. L'année 1972 sera malheureusement celle de la fermeture de la gare « La Houssaye-Crèvecœur » construite avec les deniers des habitants de ces deux villages en 1878. 
               En 1973, face à montée régulière de la démographie, il s’avère que le puits qui alimente les 4 villages du syndicat intercommunal en eau courante depuis 1959 ne couvrira plus les besoins de la population en période estivale. Le Conseil décide de réaliser un nouveau puits qui ira chercher la nappe aquifère de Champigny à 55 mètres de profondeur. 
               En 1974, un deuxième lotissement, « Le Vieux Moulin », d'une vingtaine de pavillons, est prêt à accueillir de nouvelles familles... donc de nouveaux écoliers. Ces trois dernières années, La Houssaye aura ainsi connu sa plus forte augmentation démographique, et le tout nouveau groupe scolaire est le bienvenu. Cette année là, l'acte d'achat du terrain  pour la construction de la piscine de Fontenay-Trésigny est signé. Son ouverture sera prévue le 29 mai 1976.
               1974 sera également l'année de la fermeture définitive de l'épicerie-buvette  de Madame Frénot, une « institution » qu'elle tenait depuis 1961, faisant suite à une longue liste d'exploitants depuis 1836. L'établissement rouvrira ses portes en 1976 sous l'impulsion de Monsieur Coudure, mais l'épicerie va disparaître pour laisser la place au « Café des Sports », qui deviendra le point de ralliement des sportifs pour... la troisième mi-temps.
               Année 1975. La Houssaye compte 751 habitants. En août, le Conseil décide d'implanter un plateau d'évolution sur le terrain libre du groupe scolaire, comprenant un cours de tennis pouvant servir de terrain de volley ball. Terminées en octobre 1977, ces installations seront  à la disposition des sportifs locaux en dehors des  heures scolaires.
               Année 1976. Le 17 janvier de cette année sera marqué par la démission, pour raisons de santé, de Monsieur Louis Waechter Maire de La Houssaye depuis 1953. Le 28 février « ...sachant la prévoyance dont il a fait preuve en négociant de longue date l'achat de terrains pour y réaliser une nouvelle école, le Conseil décide, en signe de gratitude, de donner le nom de "Groupe Scolaire Louis Waechter" à cette école qui est maintenant notre fierté. » L'inauguration officielle se fera en 1977 et Madame Thomas en sera la première directrice.
               Le 28 février, le conseil prend connaissance du projet de déviation de la route Nationale 36, projet qui fera couler beaucoup d'encre et s'agiter beaucoup de briards.  (Voir « Le journal de La Houssaye » n°25 page 26).

        * Le 20 mars 1976, Monsieur Lozet est élu Maire pour la fin du mandat.
               *  Il a été réélu en mars 1977.

  En juillet 1977, devant l'évolution démographique de La Houssaye, le Conseil décide la construction d'une classe maternelle dans le groupe scolaire et, en septembre, il demande le déclassement de la salle de classe inutilisée du bâtiment de la mairie rue de Bussière. Puis, au vu des effectifs  prévus pour la prochaine rentrée, le Conseil décide la création d'un 3ème poste en primaire. Parallèlement, il est appelé à délibérer sur le bien fondé de l'agrandissement du CES de Tournan et sur la construction d'un gymnase. Ces délibérations seront positives.
               En 1978, à la demande du club de foot ball, le conseil décide l'achat et l'installation de deux bungalows "Algéco" pour servir de vestiaires sur le terrain de sports qui en était dépourvu.
               En avril 1979, dans le cadre des mesures d'économies préconisées par le gouvernement, le conseil demande la réouverture de la gare "La Houssaye-Crèvecœur". Ce sera peine perdue. Et le 21 juillet 1979, le tour de France est venu se perdre à La Houssaye.


                 En 1977, le groupe scolaire « Louis Waechter », fleuron de la décennie, est inauguré.

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4 - LES ANNÉES « 80 » 

  *  En 1982, La Houssaye comptait 787 habitants.

   * De 1975 à 1982, il y a eu 47 naissances et 68 décès.

 En mai 1982, le conseil municipal est informé qu'un immeuble appartenant à l'association « Frères des Hommes » à La Houssaye est mis en vente. Compte tenu des besoins futurs de la commune, le conseil municipal à l'unanimité est favorable à cette acquisition et décide de faire le nécessaire dès maintenant pour entreprendre les démarches.  
   En février 1983, une signalisation lumineuse est à l'étude afin de sécuriser le croisement de la Départementale 216 avec le chemin de Chantepie. En décembre de la même année, une autre étude est lancée afin de connaître les familles intéressées par la création d'une cantine scolaire. En effet, il apparaît que le manque de cantine scolaire à La Houssaye se fait cruellement sentir et incite les familles à inscrire leurs enfants à l'école privée de Villeneuve le Comte pour cette raison.

   * Le 26 mars 1983, Monsieur Schuchard est élu Maire.

   En juin, Monsieur le maires expose aux conseillers que le bâtiment au 213 avenue du Général Leclerc qui accueille plusieurs associations, nécessite des travaux pour le maintenir en état, et il présente un avant projet de rénovation. Le conseil approuve le projet et sollicite une subvention pour réaliser les travaux.
               En mars 1984, suite à l'étude réalisée précédemment, le conseil municipal envisage la création d'une cantine scolaire d'une capacité de 50 élèves et demande une subvention pour réaliser ce projet. Cette cantine serait installée dans le bâtiment avenue du Général Leclerc après réalisation de travaux de rénovation prévus. Dès juillet, les subventions pour réaliser le projet étant obtenues le conseil, le conseil municipal vote la création d'une cantine scolaire et en confie la gestion à la Caisse des Écoles.            
               En juin, Monsieur le maire expose au Conseil Municipal que, par une circulaire en date du 28 février 1983, il a été mise en place une procédure dite des « contrats ruraux » pour aider les communes de moins de 2000 habitants à résoudre leurs problèmes d'aménagement et d'équipement. Suite à cet exposé, le conseil envisage la possibilité d'établir un dossier de candidature pour un contrat rural sur 3 ans pour un montant de 999 000 Francs afin de réaliser les opérations suivantes :
             1 - Acquisition de la propriété 68 rue de Bussière mise en vente par l'association « Frères des Hommes ». (*Actuellement 124 rue Etienne Jodelle)
             2 - Aménagement du premier étage du bâtiment communal avenue du Général Leclerc en locaux socio-culturels. 
             3 - Aménagement du rez de chaussée du bâtiment 68 rue de Bussière (*) en salle de réunions et de la grange en ateliers communaux.    
              En février 1985, le conseil municipal proteste à nouveau, par différents courriers adressés aux administrations concernées, pour que le croisement RN 36 et D 216 soit réalisé comme prévu au départ, soit avec un passage surélevé.  
               A cette période, la boulangerie du village ferme ses portes pour raisons familiales. Dur-dur! Mais le propriétaire, monsieur Léniel qui exploite également une boulangerie à Tournan, accepte de la maintenir ouverte en attendant un nouveau gérant. Ouf!
               Dès la mise en service du plateau d'évolution du groupe scolaire, en 1977, une section tennis et une section volley ball ont vu le jour et sont venus grossir l'effectif du Club Sportif de La Houssaye, créé en 1968. En 1985, celui-ci comprenait 5 équipes de foot ball engagées en championnat, 120 adhérents à la section tennis et 30 adhérents à la section ping pong. Suite à cette étude, en avril 1985, le conseil décide la construction de vestiaires avec douches en remplacement des deux bungalows utilisés jusqu'à présent, et fait aussitôt une demande de subvention. Au vu du nombre d'adhérents au tennis, le conseil envisage également la construction d'un deuxième cours à proximité de ces installations.
               En février 1986, après exposé de Monsieur le Maire sur l'intérêt que présenterait un tel organisme, le Conseil Municipal décide d'adhérer au syndicat intercommunal pour la création d'une école de musique et de danse dénommée « Conservatoire Couperin »
               En mai 1986, après réflexion, le conseil prévoit de réserver le plateau d'évolution existant à un usage scolaire et décide  la construction de deux cours de tennis sur le terrain de sports. Une subvention de 30 000 Francs par court est sollicitée dans le cadre du Fond National de développement du sport.
               Le 5 décembre 1987, les nouveaux vestiaires sont inaugurés à l’occasion d’une rencontre de championnat contre Dammartin sur Tigeaux, et plusieurs matchs amicaux sont organisés. La journée se termine par un goûter offert par la commune.
               En septembre 1989, la boulangerie du village a enfin trouvé son boulanger.  Laurent Garnier, un enfant du village, et Ghislaine son épouse, donnent un nouveau souffle à cette institution qu'est... la boulangerie du village!
               En octobre, le Conseil Municipal, - considérant la nécessité d'équipements collectifs qui auraient vocation d'aménagements administratifs - considérant la nécessité des zones d'habitat pour intégration de la population future et de la bonne poursuite des activités sportives sur la commune, décide de créer un droit de préemption pour les zones sensibles du village.
               En décembre, l'administration des PTT prévoit le réaménagement du bureau de poste et sa mise en sécurité. Le conseil municipal, après avoir pris connaissance du dossier, accepte de participer aux travaux dans la limite de 140 000 Francs.
  
                       Pour cette décennie, le terrain de sports se dote de 2 cours de tennis et de vestiaires « en dur »

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5 - LES ANNÉES « 90 » 

        *  En 1990, La Houssaye compte 1038 habitants.

        *  De 1982 à 1990,  il y a eu 50 naissances et 65 décès à La Houssaye.

       L'Année 1990 est là. Le terrain est préparé, il ne reste plus qu'à mettre en  œuvre. Début février, le Conseil Municipal prend connaissance d'un projet de convention entre la SCI du Château et Madame Brunet dont l'objectif est d'améliorer le centre du village et de construire une place autour de l'église. Mais surtout, 1990 sera l'année du départ en retraite de la famille Desjardin qui entraîne la fermeture de la COOP, l'épicerie du village ouverte en 1928. Coup dur!
               En mars, pour boucler le budget de la construction des 2 cours de tennis, la section tennis du club fait un versement de 80 500 Francs sur ses fonds propres, et demande au conseil municipal de faire un emprunt de 70 000 Francs qu'elle s'engage à rembourser en 8 annuités. Il fallait oser!
               En mai, le Conseil envisage la création d'une classe maternelle pour la prochaine rentrée et sollicite une subvention pour premier équipement du fond spécial d'aide aux communes. Puis le projet de convention se précise. La SCI du Château propose à la commune d'abattre tous les murs qui enclavent l'église pour créer une grande place autour de celle-ci et dégager la vue du château. En contrepartie, la SCI cède à la commune quelques parcelles de terrain pour agrandir la place, dont une de 1462m², chacune pour le « Franc symbolique ». Puis elle cède également la  « maison carrée » implantée près de l'église sur un terrain communal, et prévoit la construction d'une habitation dans un lotissement pour y reloger les locataires occupants. Enfin, la SCI prend en charge une grosse partie du financement de l'aménagement de la place.
               Le but de toutes ces opérations ? Pour Monsieur Baudoin, propriétaire du château, celui-ci est complètement dégagé et mis en valeur au fond d'une belle place. Pour la commune, la superficie de la place du village est presque doublée et complètement réaménagée. De plus,  elle ajoute à son patrimoine un bâtiment d'environ 80 m². Simultanément, le lotissement  Malot », rue de la porte Mitrée, qui comprend 17 pavillons voit le jour au centre du village.
               En juillet 1990, à la suite du compte rendu de la dernière réunion de la commission du POS, les membres de cette commission demandent à Monsieur le Maire de mettre à l'ordre du jour du prochain conseil municipal le projet d'une zone d'activité et demande que tous les moyens à notre dispositions soient utilisés pour faire aboutir ce projet. Le 10 juillet, le conseil décide de réaliser une Z.A.C. sur la zone arrêtée au POS en juillet 1989 et en confie la réalisation à Monsieur Baudoin.  Et Re "pour", et Re "contre"! Mais au moins, c'est fait! Et la zone d'activité du champ de l'Alouette, à la sortie d La Houssaye sort de terre.
               En décembre, un projet de  promesse de vente est établie concernant l'acquisition de l'immeuble appartenant aux Coopérateurs de Champagne. Pour l'instant, ce n'est qu'une opportunité, mais... Le 8 février de l'année suivante, le conseil municipal décide d'acquérir cette propriété pour le prix de 550 000 Francs avec le projet d'y installer la mairie, et demande la reconnaissance d'Utilité Publique. Sur sa lancée, il décide de nommer « Place du Maréchal Augereau », la place du village et la rue de Bussière devient la rue Etienne Jodelle, de la Place jusqu'au carrefour de La Houssiette . Puis, devant le nombre de nouveaux permis de construire, il est décidé de mettre en place la numérotation métrique pour toutes les voies de la commune.
              En décembre 1991, pour sécuriser au maximum le carrefour Route de Coulommiers - chemin de Chantepie emprunté par de nombreux écoliers, le conseil décide l'aménagement de feux tricolores avec une signalisation renforcée. Mais il faudra être patient! La DDE n'est jamais pressée.
             En avril, l'enseignement musical en milieu scolaire n'étant plus assuré depuis plusieurs mois par le Conservatoire Couperin, le conseil décide de demander sa démission au sein de ce conservatoire. Là encore, il faudra beaucoup de temps! Énormément de temps.
             En mai 1991, après examen de la situation de la commune et de ses besoins, il apparaît souhaitable d'élaborer un dossier pour un deuxième contrat rural pour un montant total de 2 100 000 Francs qui comportera les opérations suivantes à réaliser dans un délai maximum de 5 ans:
     - Aménagement de la mairie dans le bâtiment communal récemment acquis des Coopérateurs de Champagne et        situé sur la place.
     - Partie du financement restant à la charge de la commune pour l'aménagement de la place.
     - Aménagement d'une halle dans un bâtiment communal situé sur la place.            
Ce deuxième contrat rural, associé à une série d'événements imprévus  et de tractations diverses, aura une grande influence sur la transformation profonde de la place du village. Pour commencer, après études, il s'est avéré que la réhabilitation et la  transformation du bâtiment de la Coop en mairie  reviendrait  beaucoup  plus cher qu'une construction neuve.
             Le conseil municipal a donc opté pour cette solution, également plus rapide. Pour compléter  le financement du projet, le conseil décide de mettre en vente l'immeuble qui abrite le secrétariat de la mairie rue de Bussière.
             En février 1993, la société Logistique Printemps demande  l'autorisation  d'exploiter  un entrepôt de stockage  de produits de grande consommation sur la zone d'activité du Champ de l'alouette en phase de réalisation. Le conseil donne un avis favorable. Le même mois, le conseil municipal manifeste son intention de créer une structure intercommunale. Le 14 octobre, il décide d'adhérer à une communauté de commune à créer, dont la base logistique serait sur la commune de châtre. Là encore, il y a eu des "couac", et ça a coincé dur! Mais c'était tout nouveau et il fallait voir... et surtout rester autonome.
             En décembre 1993, suite  à un droit de préemption sur certaines zones déposé en octobre 1989, le conseil décide d'appliquer ce droit pour l'agrandissement futur du groupe scolaire. Cette année 1993 a connu également la fermeture de la boucherie du village. Monsieur et Madame Pancheret, décidés à prendre leur retraite, n'ont pas trouvé de repreneur pour la boucherie et le bâtiment a été transformé en logements. C'est le troisième commerce du village à disparaître totalement.
             En mars 1994, en application de ce droit de préemption, le conseil décide d'acheter 4 parcelles de terrain au lieu dit La Fosse au Diable et demande la Déclaration d'Utilité Publique pour expropriations éventuelles.
             En novembre 1994, par 7 voix "pour", 3 voix "contre" et 2 abstentions, le conseil décide de constituer la Communauté de Communes dénommée « Val Bréon » et demande à Monsieur le Préfet de bien vouloir décider sa création.
               *
En 1995 Monsieur Schuchard est réélu Maire pour un quatrième mandat.

        En février 1995, il est temps de faire le point sur la capacité d'accueil du groupe scolaire :
     - L'inspection Académique a décidé d'attribuer un poste supplémentaire de professeur d'école. La construction d'une classe supplémentaire est donc indispensable.
      - La capacité de la cantine scolaire actuelle ne permettra pas de recevoir tous les intéressés à la rentrée 1995-1996.
      - Les effectifs prévus pour la prochaine rentrée nécessitent de prévoir la construction d'une deuxième classe et d'un préau couvert.
            L'avant projet présenté est accepté dans son ensemble et l'agrandissement du groupe scolaire est décidé. Il s'agit de la construction de deux classes primaires, d'une classe maternelle et d'un restaurant scolaire. En septembre, un 8 ème poste d'enseignant est obtenu. Pour la prochaine rentrée, deux classes provisoires sont installées : une dans la bibliothèque du groupe scolaire, la seconde dans l'immeuble rue de Bussière. Le nouveau groupe scolaire sera opérationnel pour la rentrée 1997.
            Commencée en 1993, la nouvelle mairie a été inaugurée le 19 mars 1995. Restait à trouver une affectation au bâtiment (la maison carrée), obtenue grace à la convention. Bibliothèque, maison des jeunes, salle pour les Anciens?... Encore une fois, ce sont les événements qui ont donné la réponse. Au début de l'année 1996, le bureau de postes a été victime d'une violente agression à mains armées. L'administration des Postes à mis en demeure le Conseil Municipal de sécuriser les lieux s'il voulait conserver ce service public. En attente d'une solution, le bureau a été transféré dans les locaux de la mairie le premier juillet 1996. Confronté à l'urgence, le 25 juillet, le conseil décide d'aménager le nouveau bureau de postes dans ce bâtiment vide et demande à la Préfecture une modification du contrat rural, puis met en vente l'ancien bureau de poste en novembre 1997 pour compléter le financement du projet. La Direction Générale des Postes a participé à ce financement pour 25 000 Francs. Le 19 décembre 1997 un tout nouveau bureau de postes ouvrait ses portes sur la place de La Houssaye.
            Mais l'année 1997 verra la fermeture de la quincaillerie du village. MMme Crégu ont décidé eux aussi de prendre leur retraite sans trouver de repreneur. Appartement et magasin sont vendus en 1998, et pendant quelques temps les locaux abritent « La Quincaillerie » une association musicale pour promouvoir le jazz.
            Depuis plusieurs années, et de l'avis de tous, l'église du village est en très mauvais état. En juin 1998, une étude architecturale pour sa réhabilitation est lancée, avec la participation d'un architecte des Bâtiments de France. Puis, en octobre, le Conseil s'engage à réaliser les travaux de réfection de la toiture pour un montant de 900 000 Francs, avec une participation de l'Etat de 180 000 Francs.
            En mai 1999, le Conseil étudie un projet d'agrandissement des vestiaires du terrain de sports et s'engage à réaliser les travaux dès que les subventions seront obtenues. Fin octobre, les travaux de la toiture de l'église sont terminés.
            C'est la fin de cette décennie. Celle-ci aura été riche en événements pour la transformation du village et surtout de sa place. Le Conseil n'a pas chômé, ni démérité. En dix ans, le village a accueilli 420  nouveaux Hulsétiens dont environ 80 écoliers. Il fallait suivre!

    
Que retenir de cette décennie, sinon la transformation radicale de la place du village qui regroupe
          à présent sa mairie, son église et son bureau de poste, et qui nous offre une vue sur le château?         

Haut de page              6 - LES ANNÉES « 2000 » 

       *  En 1999,La Houssaye compte 1457 habitants.
               *  De 1990 à 1999,  il y a eu 144 naissances et 83 décès à La Houssaye.
               *  Monsieur Schuchard est maire de La Houssaye depuis 1983

                L’année 2000 est là. Année de craintes superstitieuses et de prédictions farfelues. Mais cette année aura quand même été marquée par une terrible tempête dévastatrice qui a beaucoup choqué les habitants et énormément bousculé l’aspect du village. Les cicatrices sont restées longtemps visibles, pourtant il a bien fallu panser les plaies. Et surtout tourner la page.
                En juillet 2000, après avoir pris connaissance du dossier concernant la restauration des façades extérieures Nord et Est de l ‘église, le Conseil Municipal décide de lancer l’opération pour un montant de 780.000 Franc HT et de solliciter différentes subventions pour réaliser les travaux. Ce même jour, et à la demande des responsables du centre de loisirs sans hébergement, le conseil municipal décide de le prendre en charge à compter du 1er septembre 2000. Ce même mois, le deuxième appel d’offre concernant la construction de nouveaux vestiaires sur le stade communal est également infructueux.
En octobre, toutes les parcelles de terrains réservés pour l’agrandissement du groupe scolaire sont négociées et acquises.
               *  Le 16 mars 2001, Monsieur Gérard est élu Maire de La Houssaye à l’unanimité.


                Election tragique, le candidat tête de liste ayant dramatiquement disparu quelques  jours avant. Le doyen de la liste, Monsieur Gérard, a dû le remplacer au pied levé. Élu à l’unanimité, il a pris immédiatement ses fonctions, sans toutefois y avoir été préparé.
               En juin 2001, le conseil commence l’acquisition de terrain sente du clos de la vigne pour les futurs projets. En juillet, après deux appels d’offres infructueux pour l’agrandissement des vestiaires du stade, l’entrepreneur est désigné. Les travaux devraient être terminés en juillet 2002 et les vestiaires seront opérationnels pour la rentrée de septembre.
               En juillet, le conseil municipal envisage la réalisation d’un troisième contrat rural d’un montant de 300 00 € HT pour réaliser les trois opérations suivantes :
     - La construction d’une salle polyvalente.
     - La construction d’un kiosque sur la Place du Maréchal Augereau.
     - L’aménagement d’une voirie et d’espaces verts avec accès au groupe   scolaire.
             En novembre 2001, le Conseil lance la deuxième tranche de l’opération de rénovation de l’église, soit les façades Sud et Ouest, ainsi que les vitraux pour un montant de  253.000 Francs HT, et sollicite les différentes  subventions pour réaliser les travaux. C’est également le commencement des travaux pour la construction des vestiaires.
 En décembre 2001, Les Amis de La Houssaye organisent leur premier marché de Noël sur les trois niveaux du  bâtiment Rue Etienne Jodelle. C'est également en 2001 que le gaz de ville débarque à La Houssaye, avec son lot de tranchées sur la chaussée et de trottoirs défoncés. Au moins, avec le gaz de ville de ville, La Houssaye pourra afficher « Gaz à tous les étages »! Du moment qu'elle ne perd pas sa ruralité.
               En février 2002, une étude est réalisée avec toutes les associations pour déterminer les besoins et définir les constructions à envisager pour réaliser une salle polyvalente. En octobre, suite à cette étude, et après une analyse financière réalisée par la perception, il apparaît que la salle polyvalente peut être réalisée par le biais d’une subvention spécifique. Le troisième contrat rural, d’un montant de 370 000 € HT, comprendrait alors les 3 opérations suivantes :
     - L’aménagement d’une voirie et d’espaces verts avec accès au groupe   scolaire.
     - Restauration du bâtiment rue de Bussière pour accueillir des activités   municipales.
     - Aménagement du jardin de ce bâtiment.
               Fin 2002, Madame Gautier, présidente du Club du 3ème age depuis 1987, donne sa démission. Personne ne désirant assurer la relève, l'association est dissoute. Mais en septembre 2003, quelques jeunes retraités décident de rester sur le devant de la scène :  ils ont encore des choses à dire et à faire. C'est ainsi que « Détente 3 » voit le jour pour palier à cette regrettable disparition.
               Le 23 mai 2003, un dossier pour la construction d’un équipement socio-culturel – sportif  et  centre  de  loisir  sans  hébergement, pour  un montant prévisionnel de 530 000 € HT, est adopté par le Conseil Municipal qui sollicite les subventions pour réaliser les travaux.
               En juin 2003, les travaux de la première tranche de travaux de réfection des façades Nord et Est sont en phase de finition, mais les subventions pour les façades Sud  et Ouest ne sont toujours pas obtenues.
               En octobre 2003, le conseil Municipal approuve le projet de contrat rural présenté en octobre 2002 et s’engage à réaliser les travaux dans un délai maximum de cinq ans.
En janvier 2004, les travaux de restauration des façades Nord et Est de l’église sont terminés. Les façades Sud et Ouest seront terminées en février 2005. Compte tenu des futurs programmes d’investissements sur la commune, les travaux de réfection de l’intérieur de l’église ne sont pas à l’ordre du jour dans l’immédiat, mais seront à prévoir rapidement.
               En 2005, le village perd encore un commerce et une entreprise. Monsieur et Madame Tripier, qui exploitaient le garage Renault route de Meaux depuis 1965, basculent vers la retraite sans avoir trouvé de repreneur. Le garage sera détruit en 2006 pour laisser la place, en novembre 2009, à un nouveau lotissement au lieu-dit « Le Champ de l’Écureau ». Il aura fallu deux ans pour décontaminer le sol du site.
               Par contre, en novembre 2005, le café restaurant « La Fleur de Lys », fermé depuis de nombreux mois, ouvre à nouveau ses portes pour le plus grand plaisir des Hulsétiens, et c'est dorénavant Christine qui accueille les client avec son beau sourire.
               Les subventions pour la salle polyvalente et le contrat rural sont obtenues en février 2005, le permis de construire pour la salle est délivré en juin 2006 et les appels d’offres sont lancés. L’ensemble du programme est sur les rails et les travaux vont pouvoir commencer. Le plus gros chantier que le village aura connu. Et peut-être le plus attendu !
               Effectivement, début avril 2007, les premiers engins de chantier arrivent sur le site. En juin, une enquête publique est ouverte pour l’exploitation de deux entrepôts de la ZAC du Val Bréon à Châtre. Les travaux d’aménagement sont en cours, mais la communauté de commune du Val Bréon rencontre des difficultés pour acquérir les terrains nécessaires.
               En juin, il est fortement question de la fermeture définitive de l’hôpital local de Tournan. Le Conseil Municipal adopte à l’unanimité la proposition de motion émanant de la ville de Tournan pour empêcher cette fermeture.
               En novembre 2007, le Conseil Municipal décide la réhabilitation des deux cours de tennis pour un montant de 43 800€. Puis, en décembre, un projet de lotissement de 6 pavillons « Les Tilleuls » est déposé au lieu dit « Le Calvaire ».
               *
Le 14 mars 2008, Monsieur Abiteboul est élu Maire de La Houssaye à l’unanimité.

  En avril, la salle polyvalente est opérationnelle, mais elle devra se passer d’une inauguration officielle, la transition des élections municipales occupant surtout les esprits. C’est donc l’association Anim’ et Ludo qui a eu le privilège, le 12 avril 2008, d’accueillir les premiers Hulsétiens à la fréquenter en leur offrant une «  SOIRÉE DISCO ».
               En septembre, suite au programme d’aménagement de la Place du Maréchal Augereau et dans un souci d’environnement, le Conseil Municipal décide l’enfouissement de tous les câbles aériens de l’avenue du Général Leclerc jusqu’à la Sente de la Fosse au Diable, de la  rue de Bussière jusqu’à la Départementale 216, et de la rue Etienne Jodelle jusqu’à La Houssiette. Les travaux devront être réalisés sur 3 ans, de 2009 à 2011.
En janvier 2009, le centre de loisirs sans hébergement est en passe de finition. Il est inauguré le 13 mars 2009 par le Maire, Monsieur Abiteboul, en compagnie de son prédécesseur Monsieur Gérard, qui ont tous deux œuvré tous deux à sa réalisation.
Il était nécessaire de donner rapidement un nom à la salle polyvalente. Après consultation auprès des habitants, les appellations « Salle du Clos de la Vigne » et « Le Cube » étaient les plus fréquentes. Par simplicité, ou en référence à l’architecture du bâtiment, le 26 mars 2009 le Conseil municipal a tranché pour LE  CUBE.   Alors... Vive le Cube!

 
« Gros morceaux » pour cette dernière décennie : la salle polyvalente baptisée « Le Cube » et le centre de loisirs.

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7 - LES ANNÉES « 2010 » 

       *  En 2010, La Houssaye compte 1623 habitants.

       *  De 2010 à 2015,  il y a eu 102 naissances et 38 décès à La Houssaye.

       En février 2010, à la grande satisfaction des riverains, les travaux d’enfouissement des câbles aériens sont terminés avenue du Général Leclerc, et en juillet pour la rue de Bussière. Le Conseil Municipal décide de continuer le programme par la rue Etienne Jodelle. En décembre 2010, les travaux de rénovation de l'immeuble Bussière sont terminés et inaugurés.
                En février 2011, l’arrêté préfectoral mentionnant le retrait de la commune du Conservatoire Couperin arrive en Mairie. La demande officielle de retrait date quand même de février 1986, suivie d’une dizaine de rappels et de réclamations. En avril, c’est une petite révolution en mairie : le traditionnel cadastre imprimé par feuilles a vécu. Modernité oblige, le Conseil Municipal décide d’informatiser le cadastre de la commune. En juin, un chemin de randonnée « D’un pont à l’autre » voit le jour. Inauguré en septembre, il permet de relier La Houssaye, Marles et Crèvecœur par des chemins communaux. La signalisation est à la charge de la communauté de Communes du Val Bréon. En novembre, un projet de rénovation est élaboré pour le terrain de sport communal. Drainage et mise aux normes du terrain de foot ball, pose  d’une lisse de protection et éclairage. Il sera inauguré fin septembre 2012.
               Le café restaurant « La Fleur de Lys », fermé depuis de nombreux mois est à nouveau ouvert début janvier 2012 avec une nouvelle direction, pour le plus grand plaisir des habitants du village.
               Depuis juin 2012, les Hulsétiens disposent d’un columbarium installé dans l’enceinte du cimetière communal. Les travaux de rénovation de l'immeuble Bussière terminés, le jardin a été aménagé en jardin de loisir et inauguré en septembre 2012. Ce même mois, à l’occasion du forum des association, le Conseil a mis en place le « Pass Assoc » qui permet aux enfants du village d’avoir une réduction de 40 € lors de l’inscription à une deuxième activité payante proposée par une association du village. Ce dispositif a permis à 18 familles en 2013 d’obtenir une subvention de 40 Euros. et est reconduit chaque année.
               En février 2014, le Conseil municipal décide d’installer sur le stade municipal un terrain multisports fermé pour pratiquer le basket, le volley et le hand ball.

      *  En mars 2014, Monsieur Abiteboul est réélu maire à l’unanimité.

               Début juin, le terrain multisports est opérationnel et fréquenté aussi bien par les enfants que par les ados ou les adultes. Une belle réussite. Fin juillet 2014, le chemin de Chantepie est à son tour débarrassé des câbles aériens qui polluaient son ciel.
                En septembre, à la demande du Football Club, le stade municipal est rebaptisé « Stade Municipal Tricerri », et une plaque commémorative pour Monsieur Johannes Tricerri, ancien Président du Club, est posée sur la façade des vestiaires.
               Début 2015, afin de répondre à une demande de sécurité des habitants de la commune et de la gendarmerie de Mortcerf, il est envisagé d’implanter des caméras vidéo en entrées et sorties du village. En Juin, la section d’approche d’agglomération de la départementale 436 ainsi que la section de la départementale 216 entre la 436 et le lieu-dit « La Gillotte », sont intégrées dans l’agglomération de La Houssaye, avec tout ce que cela implique (vitesse limitée, entretien…)
               En février 2016, Monsieur le Maire reçoit délégation du Conseil Municipal pour l’acquisition du Café Restaurant « La Fleur de Lys » et pour la vente des bâtiments communaux rue Etienne Jodelle. En Avril, l’installation du nouveau transformateur, l’enfouissement des câbles aériens et l’éclairage de la Sente de la Fosse au Diable sont terminés.
 L’acquisition du Café Restaurant « La Fleur de Lys » est effective depuis le mois de juin, mais la gérance actuelle reste en place. Ce même mois, le Conseil approuve le projet Départemental de fusion des communautés de communes « Brie Boisée », « Val Bréon » et « Sources de l’Yerres » et la commune de Courtomer pour la future Communauté de Communes qui devient « Le  Val Briard ».
                 En janvier 2017, après la route de Meaux, le programme d’enfouissement des câbles aériens continue route de Coulommiers jusqu’au Chemin du parc au Veau. En juin, des travaux de réfection de la départementale 143E, qui traverse le village depuis le feu tricolore Chantepie/Bussière jusqu’à Marles, sont entrepris par la DDE. La commune a profité de ces travaux pour solutionner le problème d’écoulement des eaux pluviales rue de Bussière en remplaçant la canalisation bouchée qui passait dans le domaine privé.
               En septembre, le Conseil décide d’acquérir deux bâtiments situés Route de Coulommiers, près de l’ancienne société « Sami », pour y installer les ateliers communaux. Ce même mois, le fond de commerce « La Fleur de Lys » a trouvé acquéreur, et des travaux de rénovation intérieure sont en cours par le nouveau propriétaire. Les travaux de rénovation de la façade  seront pris en charge par la commune. A quand la réouverture, attendue impatiemment par tous?
                Cette année 2017 a été marquée par la belle prestation de Lison, jeune fille de La Houssaye, élue successivement « Miss Seine et Marne » puis « Miss Ile de France ». Malheureusement, le titre de « Miss France » lui a échappé de peu puisqu ‘elle a été élue « Deuxième Dauphine de Miss France » le 16 décembre. A cette occasion, le chaud … puis le froid ont soufflé sur le Cube. Mais chapeau bas, Mademoiselle!

  
Le  sport à l'honneur pour cette décennie : un stade rénové et un terrain multi-sports tout neuf! Mais ce qu'on en retiendra surtout, c'est l'arrivée de « La Fleur de Lys » dans le Patrimoine du village par l'acquisition des bâtiments par la commune.

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 8 - L'ANNÉE « 2018 »

        Derrière nous, presque un demi siècle. Tout au long de ces années, 8 Conseils Municipaux, présidés par 4 Maires différents, se sont succédés pour siéger et décider de l’avenir de La Houssaye. Il est grand temps de faire à nouveau un état des lieux.
               A présent, La Houssaye compte environ 1600 habitants. Monsieur Abiteboul, maire actuel, en est à la troisième année de son deuxième mandat.
               La première chose qu’une personne, absente de La Houssaye depuis de nombreuses années, peut remarquer en arrivant au village, c’est la transformation de la place. Étriquée qu’elle était, enserrant l’église de ses hauts murs de pierres, elle laissait peu de place à l’agitation, et encore moins à la vue. Tous les murs sont tombés, ne laissant qu’une grande place sur laquelle l’église Saint Nicolas paraît toute petite, un peu isolée.
               Mais plus rien n’empêche le visiteur d’en faire le tour. On peut ainsi voir ses façades entièrement restaurées à l’identique au cours des années 2000. Du beau travail ! Et plus rien n’empêche non plus ce même visiteur de découvrir la façade et les tours du château historique du Maréchal Augereau. Trop longtemps caché à la vue des Hulsétiens, il est désormais largement mis en valeur par son propriétaire, et ce glorieux Maréchal a même donné son nom à notre toute nouvelle place.
               Isolée notre église ? Pas longtemps, puisqu’une grande et belle mairie est venu s’inviter à sa gauche, comme pour lui tenir compagnie. Et, pour faire bonne mesure, un tout nouveau bureau de poste s’est s’installé à sa droite. Que demander de plus ? Peut-être, que le Café Restaurant « La Fleur de Lys » et son enseigne séculaire fassent partie de la famille. C’est chose faite cette année puisque « La Fleur de Lys » est devenu un bien communal et fait partie du Patrimoine du village.
               A notre arrivée à La Houssaye, nos enfants ont fréquenté les deux écoles du village : une classe de garçons rue de Bussière, une classe de filles avenue du Général Leclerc. Quarante ans plus tard, La Houssaye s’enorgueillit d’un groupe scolaire comprenant 8 classes primaires, deux classes maternelles avec salles de repos, un préau clos, un restaurant scolaire, un préau couvert et une cour de récréation.
                  « Le Groupe Scolaire Louis Waechter », c’est son nom, et c’est surtout le nom de ce Maire visionnaire qui a su anticiper l’avenir. Bien sûr, à chaque rentrée scolaire, il a fallu jongler avec les classes provisoires et les fermetures de classes, les suppressions de postes d’enseignants et les effectifs d’élèves. Mais chaque rentrée était réussie.
               Pendant de nombreuses années, j’ai eu le plaisir de présider le Comité des fêtes. J’ai pu réaliser à quel point le manque de salle des fêtes se faisait sentir. Il a fallu être patient, très patient. A raison, puisque « Le Cube » est arrivé. Où plutôt, « L’équipement socio-culturel et sportif ». Pour moi, c’est un peu tard, mais que les jeunes se réjouissent et l’occupent à satiété. Tous les petits villages ruraux n’ont pas une telle installation. C’était quand même un gros morceau qu’il fallait avaler et ILS l’ont fait (ILS, les différents Conseils). Ils ne se sont d’ailleurs pas arrêté là puisque dans la foulée, un « Centre de loisirs sans hébergement » est sorti de terre. Un fameux  doublé » et encore une belle réussite.
               Voilà pour les « gros travaux », ce qui est le plus visible. Mais eux ne le sont plus. Tous ces câbles aériens qui polluaient le ciel de La Houssaye ont été enfouis, et l’éclairage du village a été complètement revu. Le terrain de sport est maintenant digne de ce nom et partiellement éclairé. Le « Verger », grand jardin arboré attenant au Cube, attend les promeneurs et les manifestations de plein air ou sportives comme cette exposition du Club Frégate de France ou encore cette course originale de Push-Cars.
               Pendant tout cet exposé, je n’ai pas ou peu parlé de la voirie. Pourtant, là aussi beaucoup de réalisations ont été entreprises, mais souvent passées inaperçues. La voirie d’un village, ainsi que l’écoulement des eaux de pluies et eaux usées, demandent une surveillance et un entretien constants… mais font partie du quotidien qui ne se voit pas.
                En conclusion, même si cela n’engage que moi, je persiste à dire que La Houssaye est un village où il fait bon vivre, et je souhaite que cela dure le plus longtemps possible pour les Hulsétiens présents et futurs. 

                                                                                                             Serge Randon - Janvier 2018