Institutreur à La Houssaye de 1940 à 1943                     

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Extrait du Parisien Libéré - Février 1964

 

Président du Comité de Libération de
La Houssaye en Brie en 1944-1945.

        Membre actif du réseau Vengeance, Lucien Cariat, a été arrêté deux fois par Wilhem Korf, chef de la Gestapo de Melun, et interné à Fontainebleau puis au fort de Romainville. C'est son histoire qu'il raconte dans " Dénoncés "

       J'ai découvert cet article parmi de nombreux autres qui m'ont été remis avec les archives de M. Horrie. En lisant ces lignes, j'ai eu l'impérieuse envie de retrouver ces livres. Après de longues recherches et de nombreuses demandes auprès des maisons d'édition et de librairies spécialisées, il m'a fallu me rendre à l'évidence : épuisés!

                Puis la chance m'a souri. Quelqu'un possédant ces deux ouvrages m'a contacté et gentiment proposé de me les photocopier. J'ai donc enfin pu lire "DÉNONCÉS", et une toute petite partie de l'histoire cachée (et bien cachée) de La Houssaye m'a été dévoilée.

               Il ne s'agit pas d'une œuvre littéraire, mais plutôt d'un poignant témoignage d'un homme meurtri dans sa chair et dans son âme sur une période plutôt trouble de notre histoire comme de celle de notre village.
              Toutes les personnes à qui j'ai parlé de ce livre m'ont demandé la possibilité de le lire. Je ne tiens pas à m'en séparer, aussi je l'ai numérisé et je vous le propose en lecture sur le site. Je n'ai pas changé un seul mot du texte original, seule la mise en page est différente.    

              J'ai longtemps hésité avant de mettre ce témoignage en ligne. Fallait-il raviver ces douloureux souvenirs ou bien continuer à les laisser dormir dans l'indifférence et l'oubli?... Jusqu'à ce qu'un autre passionné, d'une autre génération, les remonte à nouveau à la surface?... Devoir de mémoire oblige !... Pour NOTRE génération et celle de nos enfants. OUI!... Au même titre que l'Histoire du château ou de l'évolution des écoles à La Houssaye! Sans oublier que Lucien Cariat était aussi l'instituteur du village. Et surtout, il est quand même bon de découvrir que La Houssaye n'est pas resté les bras croisés pendant cette période complètement occultée de la vie du village! Même si...

               En lisant ce livre, il ne faut surtout pas oublier de faire un petit retour en arrière et de se replonger dans le contexte de la période 39 - 45, avec tout ce qu'elle comportait de loyauté et de lâcheté, de cruauté et d'absurdité, de courage et d'angoisse...

                   Quant-au livre "La rue de la haine", il s'agit bien d'un "Clochemerle en Brie" ,dur, amer mais également plein d'humour, qui peut s'appliquer aussi bien à La Houssaye qu'à tout autre village briard. Lucien Cariat a également écrit deux autres livres :« Ici, chacun son dû », publié à La Pensée Universelle en 1973, sur lequel on peut lire, au dos de la couverture :
                « Lucien Cariat, né en 1920, est secrétaire de mairie-instituteur à Vanville, 77370 Nangis. Pupille de la Nation, ancien «allongé» de Berck, il commence à écrire comme correspondant de presse sous le pseudonyme de Neiculairac. Combattant Volontaire de la Résistance (Groupe Vengeance), arrêté deux fois par la Gestapo, torturé et interné, il devient Président du Comité de Libération de La Houssaye en Brie en 1944-1945.
               Membre des écrivains de Champagne, a écrit « Dénoncés », « La Rue de la Haine » et termine « Otages à
Romainville ». »
     
          J'ai trouvé « Ici chacun son dû » en cherchant dans les librairies spécialisées dans les livres d'occasion.
               C'est, je cite :
« ... le récit de la création du Comité des Intérêts Français au K.L.B. (Konzentration-slager Buchenwald). Cet épisode peu connu de la Résistance des Français à l'intérieur du camp met particulièrement en valeur la grande figure du Docteur Brau. Joseph Brau, médecin de La Ferté-sous-Jouarre, arrêté à la frontière d'Espagne en juillet 1943, est déporté à Buchenwald en octobre. Radiologue du camp, il est l'âme de la Résistance française au Revier.« Ici, chacun son dû » vous montrera le combat de ce patriote courageux, dont l'œuvre de solidarité fut constante et admirable et qui devint médecin-chef du camp à l'arrivée des Américains en avril 1945.

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