Retour Panorama

    

 

               En 1850, après avoir appartenu au Marquis de Strada, la belle résidence de la rue de Bussière, discrètement cachée derrière ses feuillages et adossée à un vaste parc, devint le pavillon de chasse des Princes d'Orléans et surtout de Son Altesse Royale la Princesse Louise Eugénie Adélaïde d'Orléans. La propriété possédait ce qui était appelé "un jardin devant", qui permettait aux carrosses de déposer et reprendre des passagers en toute discrétion, ce qui alimentait les rumeurs. C'est dans ce parc également que l'on trouve un des rares vestiges des murs d'enceinte du village. La propriété est vendue en 1868 à la famille Moniot puis, en 1892, à la famille Liabastre.
              En 1905, elle devient la propriété d'Alfred Pérot, Officier de la Légion d'Honneur et physicien à l'observatoire d'astronomie physique.  En 1901, il prenait la direction du laboratoire des Arts et Métiers de Marseille. En 1909, il est appelé à une des chaires de physique à l'école Polytechnique, puis est nommé physicien à l'observatoire d
e Meudon. Parmi les instruments retraçant les avancées scientifiques et techniques de l'Ecole polytechnique, se trouve un objet, qui n'a sans doute pas le même impact auprès du grand public qu'un microscope ou une lentille de Fresnel, mais dont l'importance scientifique est considérable. Cet objet d'optique est l'interféromètre de Fabry-Pérot, du nom de ses deux inventeurs et utilisateurs. Cet appareil sert à déterminer la valeur du mètre international en longueur d'onde. A cette époque, c'était une avancée importante pour l'astronomie et une aide précieuse pour la météorologie et les communications hertziennes.
               Alfred Pérot est décédé à 62 ans en 1925 à Paris. Longtemps laissée à l'abandon par les descendants de la famille Pérot, la propriété vient d'être rachetée et de subir une magnifique restauration.

         

                       Haut de page