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L'enseignement  à La Houssaye après la Révolution.(2)

                Le premier septembre 1873, après 38 ans de présence aux destinées de l'instruction des enfants de La Houssaye, Monsieur Lécuyer abandonne sa classe à Monsieur Verlot, mais conserve sa charge de secrétaire de mairie. Entre temps, le traitement de l'instituteur était passé à 1000 francs en 1873 puis à 1700 francs en 1879. En 1873, le conseil municipal vote la gratuité de la salle d'asile, et la commune en supporte tous les frais. En 1865, une bibliothèque scolaire est fondée et entretenue par l'état et la commune, puis développée grâce aux dons généreux de Madame de Bussière. En 1880, la bibliothèque comprenait 280 volumes et enregistrait 230 prêts. En 1870, 41 garçons et 42 filles fréquentaient les écoles primaires de La Houssaye et en 1880, on comptait 49 garçons et 30 filles. Entre 1875 et 1880, trois garçons et trois filles ont obtenu le certificat d'études. (1)
               
En septembre 1877, Monsieur Fontaine remplace à son tour Monsieur Verlot qui a tenu la classe de La Houssaye pendant quatre ans. L'instituteur Fontaine a réalisé, pour l'exposition scolaire régionale de Melun,  cette admirable monographie du village de plus de cent pages, dans laquelle nous avons puisé de nombreux et précieux renseignements qui ne nous seraient sans doute jamais parvenus, certaines archives ayant disparues pendant la dernière guerre.
               La
III° République, établie depuis 1870, connait elle aussi son lot de législateurs. Jules Ferry, ministre de l'instruction publique de 1879 à 1883, joue un rôle important dans la mise en place et le développement de l'enseignement primaire. (2) Sa loi du 16 juin 1881 établit définitivement la gratuité dans tous les établissements scolaires publics. Un décret fait de l'ancienne salle  d'asile où l'on se proposait de distraire l'enfant, une classe enfantine où on l'instruirait en procédant à l'éducation première. La classe maternelle était née! Puis la loi du 23 mars 1882 établit la laïcité dans les écoles et fait obligation à tous les enfants de 6 à 13 ans de fréquenter régulièrement la classe. En 1882, toujours conformément à la loi du 23 mars 1882, le conseil municipal décide " ... qu'une caisse des écoles est établie dans cette commune, à laquelle seront invités à contribuer les principaux propriétaires ...". Cette caisse des écoles ne sera officialisée auprès de la préfecture qu'en novembre 1891 avec l'établissement de ses statuts. En 1883, le traitement de l'instituteur s'élève à 1800 francs, alors que ceux de l'institutrice et de la directrice de la classe maternelle sont de ... 800 francs!...
               En 1886, dans les "hautes sphères", on commence à penser "économie" puisqu'une loi décrète que les classes maternelles ouvertes dans les communes de moins de 2000 habitants seront entièrement à la charge de ces communes. En mai 1887, le conseil ne pouvant assurer cette dépense supplémentaire, mais désirant conserver son école maternelle qui existe depuis plus de trente ans et accueille de 40 à 50 jeunes enfants, demande au préfet qu'elle soit transformée en classe enfantine annexée à l'école de filles, afin que l'état continue à contribuer au paiement du traitement de la directrice. Le maire rappelle, à cette occasion, les conditions liées à la donation des bâtiments qui abritent l'école des filles "... et qu'il devient donc urgent, dans la délibération que nous allons prendre, de tenir compte de la fâcheuse circonstance dans laquelle nous nous trouvons placés ..." On commençait déjà à sentir poindre les ennuis!... D'autant que, la requête ayant été refusée en juillet 1889, il était question de ramener le traitement de la directrice à 600 francs, dont 400 francs auraient été offerts par divers habitants!... Heureusement, sous la pression du conseil municipal, la transformation demandée est accordée par l'administration. La classe maternelle devient donc classe enfantine, et est sauvée une première fois!...
               A cette époque, on constate que le conseil municipal avait encore droit de regard sur l'organisation scolaire, puisqu'on peut lire, dans ses délibérations du 10 Juin 1881:     "... considérant que la moisson commence dans la dernière quinzaine de juillet, qu'à cette époque les examens des certificats d'études sont passés et les cours des écoles terminés, que c'est le moment où les parents peuvent avoir le plus besoin de leurs enfants, ... est d'avis que les vacances ouvrent le quinze juillet." Que voilà une sage décision!
               Enfin, à l'aube du 20° siècle, La Houssaye possède une école de garçons, une école de filles et une classe enfantine. En 1887, ces écoles reçoivent  37 garçons, 33 filles et environ 40 "petits". Depuis 1881, 17 garçons et 7 filles ont également obtenu leur certificat d'études. En 1890, une demande de bourse à l'école Polytechnique à  même été présentée en faveur d'un jeune du village "... un jeune homme laborieux, studieux et très intelligent, dont les succès scolaires et sa conduite ont constamment mérité l'estime et l'amitié de ses maîtres ..." La bibliothèque est maintenant riche de 510 volumes et a enregistré 390 prêts dans l'année. Le 1° avril 1894, Monsieur Fontaine abandonne lui aussi sa classe à Monsieur Goblet, instituteur. Il aura fallu un siècle et quelques lois, après les bouleversements de la Révolution, pour que l'enseignement des enfants devienne une priorité, mais aussi et surtout, une réalité.
               Et les ennuis arrivent!... En novembre 1896, alors qu'une partie du conseil, menée par Monsieur Bastide
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, "... proteste contre l'enseignement donné à l'école des filles par une maitresse non breveté...", il est décidé que ces institutrices congréganistes seraient maintenues dans la commune "où elles font le bien". Puis, en mai 1897, à la demande de la préfecture, le conseil est invité à délibérer sur l'opportunité de remplacer l'école religieuse de filles par une institution laïque. Là encore, la proposition est repoussée. Cette année là, le conseil municipal décide qu'il sera fait une distribution solennelle de prix aux enfants des écoles communales
               En novembre 1897, le conseil municipal reconnait que l'école des garçons est insuffisante et décide la construction d'une nouvelle école, avec logement pour l'instituteur et mairie, sur un terrain que la commune envisage d'acheter, face à l'école des filles. Devant les difficultés rencontrées pour l'achat de ce terrain, le propriétaire n'acceptant pas le prix de l'expertise, une demande d'expropriation pour pour cause d'utilité publique est faite. Les partisans de l'école laïque, Monsieur Bastide en tête, profitent de ce retard providentiel pour proposer un projet de groupe scolaire comprenant école de garçons, école de filles, classe enfantine et mairie. Malgré tout, en octobre 1898, le conseil vote un budget de 52 436 Francs pour la construction de l'école de garçons. En décembre 1898, à la suite d'une enquête lancée auprès de la population, 16 personnes seulement, dont 8 sans enfant, déclarent qu'ils préféreraient le groupe scolaire à la construction projetée. Le conseil, estimant que ce faible nombre est loin de représenter la majorité des électeurs, décide par 8 voix contre 4 qu'il sera donné suite au projet de l'école de garçons. Ce projet comprend, au rez de chaussée, une classe pour 60 élèves, un préau couvert de 30 m², un logement de 4 pièces de 62 m² et au 1° étage, la salle du conseil et la pièce des archives.
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               Là, les choses doivent se gâter sérieusement car, au cours de la séance du conseil du  22 mai 1899 Monsieur Bourgerie, alors maire de La Houssaye depuis 1865, fait savoir incidemment " que le document le plus important a été soustrait du dossier de l'école des filles " et il quitte la séance. Monsieur Nérot, adjoint, présidera le conseil jusqu'au 21 janvier 1900, date de l'élection d'un nouveau maire en la personne de ...  Monsieur Bastide!... La commission des bâtiments communaux est immédiatement chargée d'établir un rapport sur l'opportunité de la construction d'un groupe scolaire. En avril 1900, le conseil prend connaissance de ce rapport qui stipule entre autre " ... la commune aurait dû refuser la donation ... voilà un immeuble qu'on nous donne mais qu'on poura nous reprendre ... nous n' aurions dû y faire que l'entretien, sans jamais l'embellir ni l'agrandir ... Pourtant, par l'examen de nombreux mémoires, la commission a constaté que les crédits d'entretien pour les écoles de garçons et de filles ont été dépensés en grande partie, quelquefois en totalité, à l'école des filles, et que 2 nouvelles classes ont été construites ... " A la suite de ce rapport,  le conseil décide d'abandonner le projet d'école de garçons et qu'il y a lieu de continuer l'étude d'un groupe scolaire. Le bâtiment abritant la mairie et l'école de garçons serait affecté au service des postes.
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               Puis viennent de nouvelles élections, en mai 1900!... Après trois mois, Monsieur Bastide doit abandonner sa charge de maire au profit de Monsieur de Bammeville ... Et c'est reparti, avec un nouveau conseil municipal!... Le 1° juillet 1900, Monsieur Bastide propose l'étude d'un projet d'école de filles dirigée par une institutrice laïque "étant bien entendu que cette création sera complètement indépendante de l'école actuelle, que celle-ci continue ou non à être dirigée par des institutrices congréganistes." La proposition est encore une fois repoussée. Par contre, le même jour, "... Considérant qu'il est de l'intérêt de la commune de conserver l'école des filles telle qu'elle est dirigée par des sours qui donnent satisfaction à la majorité des familles, que l'école des garçons suffit pour le moment pour la bonne organisation des classes, et qu'enfin la mairie répond à tous les besoins du service, ... le conseil municipal décide de ne pas donner suite, soit à la construction d'un groupe scolaire, soit à l'agrandissement de l'école des garçons, jugeant préférable de conserver les ressources de la commune pour d'autres travaux d'un intérêt plus immédiat..." La question était règlée!    
               Alors que l'on pensait avoir mis un terme à cet épineux problème et calmé tous les esprits, la nouvelle arrive le 2 novembre de la même année : la Mère Supérieure des Sours de Saint Joseph de Cluny notifie à la commune son intention de retirer la Sour directrice de l'école de filles pour raison de santé. Cette décision aurait pour conséquence d'amener la laïcisation  de l'école, mais aussi et surtout, de rendre caduque la donation faite en 1858 par Mademoiselle Lafonta. La maison qui abrite l'école de filles deviendrait de ce fait la propriété de l'Evêché de Meaux.
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               Le maire rappelle alors au conseil que Monsieur Bourgerie, l'ancien maire, avait entamé des négociations avec l'Evêché. Celui-ci avait alors pris l'engagement de céder à la commune la maison et ses dépendances pour le prix porté à l'acte de donation
(6), à condition que la laïcisation ait lieu par le seul effet de la loi et non par une action de la commune, ou bien par le départ ou le décès de la Sour directrice. Cet engagement fut confirmé par une lettre de l'Evêque de Meaux en date du 16 janvier 1899 (7). Le 25 novembre 1900, considérant que la commune est dans cette situation bien précise, et que le prix proposé est avantageux, le conseil municipal décide de faire l'acquisition de la propriété et de réaliser les travaux nécessaires à son appropriation. Après une déclaration d'utilité publique décrétée en août 1903, l'acte de vente est signé en décembre de la même année. L'embryon du groupe scolaire de La Houssaye était né.
               En février 1902,sur proposition du maire, le conseil municipal décide de donner gratuitement les fournitures scolaires aux enfants des écoles. Puis en septembre, des cours professionnels sont ouverts sous le patronage du maire. On y enseigne la pratique de l'agriculture au moyen d'un champ d'expériences, ainsi que le travail manuel du fer et du bois dans ses applications les plus pratiques à l'agriculture et aux besoins de la vie rurale.
               La même année, il est demandé que le balayage des classes soit fait par une personne de service rétribuée par la commune, et non par le personnel enseignant et les élèves. Il faudra quand même attendre  l'année 1911 pour qu'une femme de service soit nommée sous la pression des parents d'élèves. C'est en 1911 également qu'une correspondance, émanant de la sous-préfecture, informe le conseil municipal qu'en raison de l'effectif peu élevé de l'école de filles, l'administration aurait l'intention de proposer, une nouvelle fois, la suppression de la classe enfantine. Malgré de nombreuses protestations du conseil pendant près de 10 ans, la classe enfantine est supprimée à la rentrée de 1920.
               En décembre 1924, le conseil municipal, "... considérant qu'en raison des naissances des dernières années (6 en 1919 - 12 en 1920 - 7 en 1921 - 13 en 1922 - 15 en 1923 - 18 en 1924), et du nombre de familles chargées d'enfants venues de l'extérieur, l'effectif de la population scolaire est en croissance..." demande la réouverture de la classe enfantine. La demande est renouvelée en novembre 1928, alors que l'effectif des élèves atteint 65, "...chiffre supérieur aux plus forts effectifs d'avant guerre..." Peine perdue!... Cette fois-ci, la classe enfantine restera fermée.
               Il est alors proposé d'étudier un projet de garderie, et en août 1925, le conseil décide d'ouvrir cette garderie à partir du 1° octobre, dans la classe inoccupée de l'école de filles. C'était sans compter avec l'administration préfectorale, qui informe le conseil qu'une garderie "... ne peut se tenir dans des locaux scolaires..."  Retour à la case départ: la garderie se tiendra ... dans la salle d'asile crée en 1849!
(8) Pourtant, en mai 1927, le conseil municipal, "... considérant que la garderie a été très peu fréquentée pendant les mois de mauvais temps, que la population n'a pas répondu à son appel ni à ses efforts pour la réalisation d'une institution qui avait été réclamée avec insistance par suite de la suppression de l'école enfantine, et que son maintien durant toute l'année est onéreux, décide de ne la faire fonctionner qu'à partir du 1° mai jusqu'au 30 septembre..."
               En octobre 1930, le conseil municipal décide de remplacer les traditionnelles tables scolaires à six places, si peu pratiques en cas "d'envie pressante", par les traditionnelles tables à deux places que beaucoup d'entre nous ont connues.
               En 1936, la situation s'aggrave. Les plafonds de l'école des filles doivent être étayés. Le conseil envisage alors la construction d'une classe pour les filles entre l'école des garçons et le presbytère. Puis en octobre, Monsieur Lecoq, alors propriétaire du château du Pally, propose de le vendre à la commune avec un terrain de près de 2 hectares
(9), pour la somme de 160 000 F . Après études et expertises, et vu "... que l'école de fille menace ruine dans un délai assez court et que l'école de garçons ne remplit pas et de loin les conditions de superficie désirables...", le conseil municipal, par 7 voix contre 4, décide l'acquisition de la propriété pour servir de mairie, d'école et de logements pour instituteurs. Les plans sont prêts, les demandes de subventions et de crédits sont réalisées. Malheureusement, les évènements en décideront autrement. En juillet 1939, à la suite des graves évènements qui secouent la France, le conseil municipal, à l'unanimité,décide d'abandonner le projet. On fit les réparations qui s'imposaient. Et surtout, on fit avec!... Pendant de nombreuses années!...
               En juillet 1960, le problème devient crucial à la vue des effectifs scolaires de la rentrée, surtout pour l'école des garçons: 38 places pour 43 élèves. Sur le conseil de l'inspection de l'enseignement primaire, il est décidé de procéder à la gémination des classes qui deviennent mixtes. Monsieur Guérinot, instituteur, instruit les plus grands tandis que Madame Thomas, directrice, a la charge des petits.Mais le problème n'est pas résolu pour autant!  En 1963, on comptabilise 31 enfants de 5 à 8 ans et 35 enfants de 9 à 14 ans.
                 En avril 1971, Madame De Seyne, qui possède une grande propriété mitoyenne à l'école avenue du Général Leclerc, en demande la division pour pouvoir la vendre. La commune se porte aussitôt acquéreur d'un des lots
(10). Puis la poussée démographique des années 1970 (environ 75 élèves pour la rentée 77-78) oblige le conseil municipal à demander la création d'un 3° poste d'instituteur, et à envisager sérieusement l'agrandissement du groupe scolaire. En Octobre 1971, il est donc décidé un vaste programme qui comprend, entre autres, la réalisation de 3 classes nouvelles, plus 2 classes enfantines.
                 En Novembre 1972, le conseil lance le programme avec la construction, sur le terrain nouvellement acquis, d'une classe enfantine, d'un préau clos et couvert avec sanitaires, et d'une cour de récréation. Cette première tranche sera réceptionnée en juillet 1974. Parallèlement, une deuxième classe est aménagée dans les anciens locaux de l'école
(11). Ainsi, la classe du bâtiment de la mairie, "l'école de garçons", qui avait accueilli les enfants pendant près de 120 ans, put être désaffectée (12). Le groupe scolaire de La Houssaye, riche alors de 3 classes et d'un préau, prend alors le nom de "Groupe Scolaire Louis Waechter", en hommage au maire qui en fut le principal artisan.      
                 Pourtant, "Dame Démographie" ne laissera pas beaucoup de répit au conseil municipal. Depuis quelques années, La Houssaye "éclate", et ce sont 57 enfants supplémentaires qui sont recensés, nés entre 1973 et 1976. A la rentrée scolaire de 1977, les deux classes primaires devront recevoir 75 élèves. Une classe provisoire est alors crée, mais la construction d'une 4° classe semble inévitable. Elle est décidée en juillet 1977: une classe de petits, avec salle de repos, pour la rentrée 1978.
                 Puis, en abordant les années 80, c'est le choc!... Il est question de fermer une classe!... Les parents qui travaillent préfèrent mettre leurs enfants dans des établissements disposant d'une cantine, et l'école de La Houssaye est en partie désertée.
Le conseil se doit de réagir. En décembre 1983, une étude est faite afin de connaître les familles intéressées par la création d'une cantine. Cette cantine ouvriva ses portes pour la rentrée 84. La situation est sauvée puisqu'en mars 1985 le conseil municipal demande le blocage d'un poste d'instituteursupplémentaire pour la prochaine rentrée.
                 En 1990, devant l'augmentation constante de la population du village, la construction d'une cinquième classe est décidée. Elle sera opérationnelle pour la rentée de la même année. Le groupe scolaire dispose à présent de 2 classes primaires
et ... 3 classes maternelles! Sans oublier la cantine qui peut recevoir 30 enfants, nombre qui s'avère rapidement insuffisant. En avril 1993, le conseil décide d'entreprendre des travaux afin d'augmenter sa capacité d'accueil.
                 Et ce qui était prévisible arriva: tous ces "petits" durent passer en cycle primaire, et le problème se reposa. En 1994, il fallut construire en urgence une 6° classe, très vite insuffisante puisqu'une classe provisoire fut à nouveau nécessaire. En 1995, ce sont deux classes et un restaurant scolaire qui sont mis en chantier. L'ensemble sera opérationnel pour la rentrée 1997.
                 Le vaste programme, décidé en 1971 par un conseil municipal prévoyant
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, est bouclé! A ce jour, le groupe scolaire de La Houssaye accueille environ 220 enfants répartis dans 5 classes primaires et 3 classes maternelles, sans oublier une 9° classe qui s'obstine, depuis des années, à être provisoire! Le restaurant scolaire sert quelques 120 repas tous les jours et une garderie, qui fonctionne matin et soir depuis 1996, accueille elle aussi une quinzaine d'enfants.
                 Il est coutume de dire que la vie de l'école est le reflet de la vie d'un village. Nous pouvons être rassurés: notre village vit!...  A présent, il reste aux futurs élus à gérer cette population enfantine pour que La Houssaye ne connaisse pas la douloureuse épreuve de la fermeture d'une classe. Mais, si on en juge par les naissances récentes ou imminentes, le Groupe Scolaire Louis Waechter a encore de beaux jours devant lui!
                                                                                                                                             Serge Randon - Janvier 1999

NOTES:                                                                               

1 - Monographie de l'instituteur Fontaine
2 - Jules Ferry crée également l'enseignement secondaire féminin, complètement "oublié" en 1850.
3 - Il s'agit du fils de Monsieur Jules Bastide (1800 - 1879), alors proprirétaire de la terre du Limodin, et qui prit une part active aux
     luttes politiques contre la Restauration. Il fut secrétaire  général aux Affaires Etrangères aux côtés de Lamartine et fut nommé  ministre après la      formation de l'Assemblée Nationale. Madame Bastide avait entretenu à ses frais l'école religieuse des filles de 1848 à 1851 .
4 - Archives communales
5 - Souvenez-vous! Les 4 dernières lignes de l'acte de donation du 8 décembre 1858
6 - La maison avait été estimée alors à 6 335 Francs
7 - On peut supposer que c'est cette lettre qui avait été soustraite du dossier de l'école de filles et qui avait motivé le départ de Monsieur Bourgerie au mois de      mai 1899.
8 - Cette salle d'asile qui devînt tout à tour "école maternelle", "classe enfantine" puis "garderie", mais dont le rôle était toujours le même: accueillir les jeunes      enfant en attendant leur scolarisation!
9 - Actuellement le Prieuré Saint Martin
10 - Les bâtiments qui abritaient la cantine et la bibliothèque (la garderie et la bibliothèque scolaire s'y ont installés récemment au rez de chaussée), sur un      terrain de 4300 m² environ
11 - Dans l'ancienne classe enfantine, qui servait provisoirement de salle de gymnastique.
12 - En septembre 1977
13
- Pour ne pas dire "visionnaire"!                  

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