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L'enseignement  à La Houssaye après la Révolution.(1)

" Vous avez fait, Monsieur, trois fautes d'orthographe "
 remarqua seulement, en 1790, le Marquis de Favras
recevant  l'arrêt le condamnant à mort.
" Après le pain, l'éducation est le premier besoin du peuple "
 clama Danton en 1792.

                Après la Révolution, la France connut une période de transition pendant laquelle des pédagogues pleins d'idées formèrent de grands projets pour l'instruction du peuple. Malheureusement, les troubles qui suivirent empêchèrent ces projets de voir le jour, et l'enseignement dans les campagnes fit peu de progrès. Il en a été à La Houssaye comme dans toute la France. Comme dans beaucoup de villages, la maison d'école, construite par la Fabrique en 1780 et devenue propriété de la République en application de la loi du 13 Brumaire An 2 (3 novembre 1793), fut vendue comme bien national le 19 Messidor An 4 (7 juillet 1796) au citoyen François Marie Orsat pour la somme de 1080 Francs. (1)
               Nous avons très peu de renseignements sur cette période transitoire, si ce n'est le nom des  deux maîtres qui ont précédé Jean-Louis Charpentier, nommé instituteur à La Houssaye en 1793 par le conseil municipal, et non plus par le curé, en remplacement de Louis Beaunier, clerc paroissial et maître des petite écoles.  Mais le village n'ayant plus de maison d'école, l'instituteur dût installer sa classe dans sa propre maison, moyennant une indemnisation de la commune. Du moins, on peut le supposer, car les archives communales font défaut pour cette période agitée. Ce n'est qu'en 1809, alors que Jean-Baptiste Carillon a pris la charge d'instituteur le 10 juin 1807, que figure pour la première fois au budget communal une allocation de 38 francs pour son indemnité de logement. Mais, jusqu'en 1818,  il n'y a aucune trace  de son traitement d'instituteur dans ce budget, et sa situation est des plus précaire. Les parents payent 50 centimes pour les enfants qui apprennent à lire, 1 franc pour ceux qui apprennent à lire et à écrire, et 1 franc également pour ceux qui apprennent le calcul et la grammaire. En 1819 et 1820, le sieur Carillon s'est vu allouer un traitement de 108 francs comme "rétribution à l'instituteur pour l'éducation des enfants pauvres". Puis ... plus rien jusqu'en 1832, date à laquelle le traitement de l'instituteur est inscrit au budget (100 francs) et augmente régulièrement jusqu'en 1840 pour atteindre 200 francs, le traitement minimum imposé par la loi.
               Depuis 1816, l'instituteur devait obtenir un titre de capacité, le brevet élémentaire. Le 25 avril 1818 "... le sieur Carillon ayant présenté une autorisation à lui délivrée par le président de la commision de l'instruction publique à Paris le 10 juin 1817 pour continuer l'enseignement primaire en cette commune, l'avons enregistré sur le présent registre ..." Ce qu'il fit jusqu'au 11 novembre 1834, date à laquelle il démissionna de ses fonctions. A noter en cette occasion que la maison louée par Monsieur Carillon pour faire la classe servait également de maison commune et que dès lors il la refusa au conseil municipal pour ses réunions, comme l'écrit Monsieur Fouquet, alors maire de La Houssaye: "La  jouissance de la maison commune étant terminée le 11 novembre dernier, la dite assemblée aura lieu au domicile de mon adjoint qui, en mon absence, la présidera par délégation." (2)
               En février 1834, la commune des Chapelles Bourbon demande la réunion de son école avec celle de La Houssaye, moyennant une participation aux frais. La situation dure jusqu'en janvier 1839, date à laquelle Les Chapelles demandent à nouveau la séparation des deux écoles. Cette même année, " ...  le conseil s'est occupé des dépenses de l'instruction primaire et a voté le traitement et l'indemnité qui est accordée à l'instituteur pour son local d'habitation et recevoir les élèves, comme il loue et a toujours loué par lui même annuellement, sans aucune autre formalité de bail ... a fixé la rétribution mensuelle payée par les parents des enfants non indigents à 50 centimes pour les enfants qui apprennent à lire, à 75 centimes pour ceux qui apprennent à lire et à écrire et à 1 franc pour ceux qui apprennent le calcul et la grammaire ..."
               Le 15 octobre 1834, un certain Célestin Lécuyer présente au comité local d'instruction primaire un brevet de capacité et déclare vouloir ouvrir une école et s'établir en cette commune "instituteur privé".
(2) Ce qui fut fait puisque dans la délibération du 27 Septembre 1835 on peut lire: "... il nous a été exposé que le sieur Lecuyer Célestin, instituteur, réclamait le premier trimestre de 1835 quoique n'étant au 1° janvier qu'instituteur privé jusqu'au 29 mars, jour ou il a été reçu instituteur communal, pour avoir reçu pendant ces 3 mois, par l'ordre du conseil municipal, tous les enfants admis gratuitement à l'école.                En effet, le 29 mars 1835, à la suite de la démission de Jean-Babtiste  Carillon, un concours est organisé pour recruter un instituteur. Les trois candidats sont examinés par le percepteur de la commune et le maire de Fontenay. "... Monsieur Lecuyer Célestin , instituteur privé à La Houssaye, a été reconnu par les examinateurs comme le plus capable..." Présenté au comité local d'instruction primaire et ayant reçu un avis favorable, le sieur Lecuyer Célestin est promu instituteur de la commune de La Houssaye par le conseil municipal. Charge qu'il cumula bientôt avec celle de secrétaire de mairie.
               Déjà, le 3 février 1835, à la suite de cette démission, le maire expose "... qu'il était dans la sagesse du conseil de présenter au comité local des sujets dignes de lui succéder dans ses fonctions et qu'il est de la plus grande urgence de voter une somme nécessaire pour l'acquisition d'une maison pour le local de l'instituteur et l'emplacement pour tenir la classe ..."   Ce qui est fait le 28 mai 1835 en votant une somme de 8000 francs pour l'acquisition d'une maison  pour la somme de 7200 francs. En attendant, cette maison (qui ne sera jamais achetée par la commune) est louée par l'instituteur pour y tenir sa classe en échange d'une indemnité, et pendant toute l'année 1835 cette classe servira également de siège au conseil municipal pour y tenir ses assemblées.
               Ces trente dernières années ont peut-être été les plus importantes pour l'instruction des enfants. Elles ont connu les premières et les plus profondes "réformes" de l'enseignement, que chacun, à son niveau, s'efforce d'encadrer. Pour s'en convaincre, il suffit de parcourir l'arrêté du conseil municipal en date du 5 avril 1835 concernant la conduite que devra tenir l'instituteur envers ses élèves : " L'instituteur doit employer l'enseignement simultané ou mutuel, on laisse à sa sagesse le soin de se servir de celui qu'il jugera le plus convenable ... Il lui est enjoint de veiller à ce que tous ses élèves soient propres ... Il surveillera leur conduite dans les rues le plus qu'il lui sera possible ... Il devra punir les enfants par retenue, augmentation de travail ou autre punition semblable. S'il était contraint d'employer des voies plus sévères, ce ne pourrait être au plus qu'avec des verges, mais jamais avec la baguette ni les mains ... Les élèves devront lire quatre fois par jour ... Il s'entendra avec le curé pour les jours de cathéchisme et de prière, qui devront avoir lieu au moins une fois par semaine ... Il devra faire calculer les élèves qui écrivent et leur faire apprendre la grammaire ... Le maire est chargé de procurer des livres aux écoliers ... Si les parents désiraient que leurs enfants eussent une éducation plus soignée, ils pourraient traiter de gré à gré avec l'instituteur qui se chargerait de leurs donner des leçons particulières ... Pour engager les enfants à bien faire ... une somme sera votée pour acheter des prix de récompenses ... "
(2) On est loin de l'acte rédigé par le curé et imposé au maître d'école en 1748. L'instituteur est devenu le maître de sa classe et de sa personne. C'est lui qui choisit son programme et ses méthodes d'enseignement. Il peut employer tout son temps à l'instruction des enfants, sans en distraire pour d'autres tâches sans aucun rapport avec l'enseignement scolaire.
               De son côté, l'état ne reste pas inactif. La loi du 28 juin 1833 (Loi Guizot, appelée "charte de l'instruction primaire") rend obligatoire l'école primaire de garçons pour la commune et l'Ecole Normale d'instituteurs pour le département. Avec l'ordonnance royale du 16 juillet, elles font donc obligation aux communes d'entretenir des écoles primaires communales de garçons et de voter un traitement fixe pour l'instituteur, le département et l'état devant compléter les dépenses ordinaires et obligatoires de l'enseignement primaire par une subvention. Pour exercer, l'instituteur devra passer trois années dans une Ecole Normale pour recevoir une formation générale et professionnelle. Des comités locaux de surveillance des écoles primaires et privées sont créés. Le sous préfet était le président du comité d'arrondissement et bien souvent, le maire présidait le comité local. A La Houssaye, il fut créé le 10 février 1834 sous la présidence de Monsieur Fouquet, maire.
               En 1835, la classe se tenait dans la "maison Laporte", rue de Malaise (actuellement rue du Général Leclerc, face au magasin de fonte). La salle était très petite, éclairée par une seule fenêtre, et 85 élèves de La Houssaye et des Chapelles Bourbon s'y entassaient. (3)
De 1836 à 1838, les élèves se retrouvaient dans la "maison Pelletier", sise Grande Rue (actuellement Etienne Jodelle, à droite des bâtiments municipaux). Puis en 1838, le conseil loue à Monsieur Dâas "... une maison située rue de Malaise ... consistant en une grande pièce, par le bas, destinée pour l'école, ayant 7 mètres 50 de long et 7 mètres de large,une autre pièce à côté tenant à l'étable ..." (2) - (4)
               En 1842, sous la pression des évènements d'une part, et des habitants d'autre part,  le conseil municipal est d'avis que la commune s'impose extraordinairement pour une somme de 10 000 francs, payable en cinq années, en provision pour l'acquisition éventuelle d'une maison d'école, avec mairie et presbytère. Cette occasion se présente en 1846, lorsque Monsieur Pelletier décide de vendre une maison avec ses dépendances, le tout sur un grand terrain.
(4b)
               Le conseil municipal et les plus imposés en décident donc l'achat, et le 25 mai 1846, un acte sous seing privé est signé entre  le maire et le sieur Pelletier sur lequel il est expressement stipulé "que si une ordonnance royale n'autorisait pas la commune à faire l'acquisition, la promesse de vente serait nulle et non avenue, sans aucun recours contre la commune" . Deux ans après, en mai 1848, alors que l'autorité supérieure n'a pas encore accordé l'autorisation de cette acquisition, et en présence des charges nouvelles que les évènements politiques
(5) pourraient faire peser sur les contribuables, le conseil municipal ajourne cette décision. Puis, en août 1848, arrive l'arrêté ministériel autorisant l'acquisition. Commence alors une bataille administrative entre la préfecture qui avait "oublié" d'enregistrer la décision d'ajournement du conseil municipal, Monsieur Pelletier en possession d'une promesse de vente en bonne et due forme et bien décidé à intenter un procès à la commune, et le conseil municipal qui ne voulait pas entraîner ses administrés dans des dépenses "insoutenables". Cette bataille  dure près d'un an et se termine le 30 juillet 1849 par ... la signature de l'acte de vente de la maison en question. Le département et l'état, conscients de leur erreur, accordent de très substantiels secours et subventions à la commune pour réaliser l'acquisition, et Monsieur Pelletier, sous la pression de l'administration, renonce au procès et accepte de baisser son prix pour réaliser la vente. Ainsi, La Houssaye possède enfin sa maison d'école! Foi de Briard!...
               Cette "Maison Pelletier", aménagée, servit donc d'école de 1850 à 1855. Pendant ce temps, sous la pression du Préfet, le conseil décide la construction d'un bâtiment  sur le même terrain pour servir d'école de garçons, de logement à l'instituteur et de salle de mairie au conseil municipal. (6)
Pour cela, elle vote une deuxième imposition extraordinaire de 14 000 francs à réaliser sur 10 ans. Commencé début 1854, l'ensemble fut réceptionné en Août 1855 et on peut supposer que la rentrée des classes, cette année là, fut un événement mémorable. La "Maison Pelletier" fut démolie peu après pour réaliser sur son emplacement, en 1862, la construction du presbytère.(6)
               Parallèlement, en 1848, une école congréganiste dirigée par les sours de Saint Joseph de Cluny fut fondée pour les filles, dans une maison appartenant à  M. et Mme Husson.
(7) De 1848 à 1851,elle fut entretenue aux frais de Madame Jules Bastide, alors propriétaire du château du Limodin. L'année suivante, une salle d'asile (8), également dirigée par une religieuse, fut ouverte.  Cette maison fut achetée en 1855 par mademoiselle Lafonta qui en fit don à la commune le 8 Décembre 1858, à condition "que celle-ci entretienne à ses frais et à perpétuité dans la maison donnée une école de jeunes filles qui sera dirigée par des sours choisies par l'autorité compétente et agrées par Monseigneur l'Evêque de Meaux - Dans le cas où cette école viendrait à être supprimée pour quelque motif ou pour quelque prétexte que ce soit, la présente donation serait résolue purement et simplement et les immeubles désignés appartiendraient alors à l'Evêché de Meaux et pour ce cas, Mademoiselle Lafonta en fait dès à présent donation entre vifs et irrévocable à l'Evêché de Meaux ..." Par décret ministériel du 28 juin 1859, la commune est autorisée à accepter la donation, ce qu'elle fit en août 1859. Mais les quatre dernières lignes de l'acte de donation pèseront très lourd pour la sérénité de certaines réunions du conseil municipal dans les années à venir!... Les ressources de la commune ne permettant pas de faire face à toutes les dépenses de l'école, et pour assurer la dotation des sours qui la dirigent, une souscription fut ouverte la même année, sur laquelle on peut lire entre autre "Don de Sa Majesté l'Empereur, reçu par les mains de M. le Duc de Larochefoucault Doudeville: 6 000 Francs ..." (2) Cette souscription permit d'acheter une rente sur l'état.
               Pendant tout ce temps, les législateurs s'agitent. Après de nombreux essais voués aux échecs, le règne de Louis Philippe voit la naissance du système métrique par la loi du 4 juillet 1837. (9) Celui-ci est obligatoire à partir du 1° janvier 1840, sous peine de sanctions, au grand désespoir des instituteurs ... et des écoliers! Et que dire des Briards, qui mirent une désespérante force d'inertie à l'application du système métrique! "Passe encore de remplacer le Roi par la République, mais les lieues par des kilomètres, les aunes par des mètres ou les pintes par des litres!... Et comment écluser une chopine si cette mesure est supprimée!..."(10) Puis la République prend des mesures libérales mais elle est confrontée aux conséquences de la crise économique de 1846. L'élection de Louis Napoléon Bonaparte à la présidence n'arrange rien. Les années 1849 à 1851 sont jalonnées par quelques mesures spectaculaires, dont la loi sur l'enseignement,  la loi Falloux, dite "loi de colère", votée le 15 mars 1850, qui tue dans l'ouf le grand projet de la Seconde République: instituer l'instruction publique obligatoire et gratuite. Cette loi, qui favorise le clergé pour tout ce qui touche l'enseignement, prescrit entre autres règlements, que les enfants des deux sexes ne peuvent pas être réunis dans la même classe. Ce qui oblige les communes à ouvrir deux classes et à entretenir deux instituteurs. (11) A La Houssaye, l'école de filles dirigée par des religieuses prend alors toute son importance en soulageant provisoirement le budget de la commune ... et en donnant de précieux arguments aux défenseurs de cette école!...
               En octobre 1842, le conseil local de l'enseignement, considérant "qu'il est de l'intéret des habitants qu'une classe d'adultes soit installée dans la commune pour y apprendre la lecture, l'écriture, le calcul et le système légal des poids et mesures", autorise l'instituteur à ouvrir une classe d'adultes. Mais ce n'est qu'en 1849 que cette classe voit le jour. En 1866, le maire expose au conseil "que la classe d'adultes réclame non seulement les encouragements du conseil, mais encore son concours actif pour attirer à cette classe le plus grand nombre d'élèves afin de répendre dans cette localité le bienfait de l'instruction et en extirper l'ignorance ..."
               Au travers de tous ces bouleversements, qu'en est-il de la situation de l'instituteur?  Son traitement fixe annuel, qui était de 167 francs en 1835 est fixé à un minimum de 300 francs par le Conseil général en 1843. Puis il passe à 400 francs en 1851 et à 700 francs en 1852. A partir de 1862, aucun traitement d'instituteur ne pouvait être inférieur à ... 700 francs annuels! (12) Malgré tout, ce traitement était insuffisant pour les besoins d'un ménage si l'instituteur n'y avait joint quelques revenus accessoires: secrétaire de mairie, remontage de l'horloge communale, clerc paroissial, ainsi que la gérance d'un bureau de tabac, dont il jouit de juillet 1839 à août 1873. (3) A mesure que le service de l'instruction publique s'organise, l'administration empiète peu à peu sur les attributions que le conseil municipal s'était arrogées. L'instituteur reçoit ses règlements du conseil supérieur de l'instruction publique et il dépend totalement de ses supérieurs hiérarchiques.
               En 1860, on voit apparaître pour la première fois au budget communal de l'enseignement primaire la somme de 600 francs  pour "traitement de l'institutrice." et la même somme pour la directrice de l'asile. Dans la délibération du 18 novembre 1860, on peut lire " ... Ecole publique primaire de filles dirigée par la sour ..." En 1861,on comptait 10 enfants admis gratuitement à l'école des garçons, 11 enfants à l'école des filles et 18 enfants à la salle d'asile, liste dressée par le maire de concert avec le curé. La rétribution scolaire est alors fixée à 1 Franc 50 par mois et par enfant.
               Puis, en juillet 1867, le maire expose au conseil " ... que la commune ne possède pas de locaux suffisants pour la salle d'asile et la classe de filles, que ceux qui servent aujourd'hui sont mal situés et beaucoup trop petits pour le nombre d'enfants qui fréquentent ces classes, et qu'il y a urgence et nécessité de s'en procurer de plus convenables ... ". Le conseil vote donc la construction d'une classe et d'une salle d'asile dans le jardin de l'école de filles (13) mais, vu la charge annuelle d'imposition extraordinaire déjà supportée par les habitants depuis 1849 pour couvrir les dépenses engagées (14)
, il est décidé d'avoir recours à un emprunt pour la somme de 6 000 francs, remboursable par une troisième imposition extraordinaire sur quatre ans à partir de 1873. Il s'agissait en fait de construire 2 classes sur un terrain qui pouvait être repris à la commune d'un jour à l'autre!... Là encore, cette décision fera des remous dans les années à venir!                                                                                                            Serge Randon - Septembre 1998

    NOTES DE LA PREMIERE PARTIE :                                                                                                

1 - La "Maison Rustique", sur la place. L'acte de vente est aux archives départementales
2 - Archives communales
3 - Monographie de l'instituteur Fontaine (1888)
4 - Cette maison se trouvait rue du Général Leclers, face à la sente de la Fosse au Diable.
4b - Il s'agit du terrain rue de Bussière, sur lequel se trouve actuellement l'ancienne mairie
5 - Il est question de la Révolution de Février 1848 et de la proclamation de la II° République.
6 - Ce bâtiment à servi entre autre de salle du conseil jusqu'en 1995. Le presbytère, a servi de secrétariat de mairie de 957 à 1995, et fut vendu à un particulier.
7 -
Il s'agit du logement actuel du directeur du groupe scolaire Louis Waechter.
8 - Notre classe maternelle actuelle
9 - Alors que le mètre fut officiellement créé par décret en Mars 1791!... Une loi du 1° Août 1793 en rendit même l'usage obligatoire à      partir du 1° Juillet 1794, mais il y eut tellement de difficultés à résoudre pour son application qu'une loi du 7 Avril 1795      ajourna l'emploi des nouvelles mesures.
10  - L'Annuaire de Seine et Marne  de 1840 dut publier  des "Explications pour faciliter l'intelligence du système métrique conformément      à la loi du 4 Juillet 1837" par M. Siraudin, vérificateur des poids et mesures de l'Arrondissement de Melun.
11 - Ministre de l'instruction publique du 20 Décembre 1848 au 30 Ocobre 1849, le comte Falloux élabore la loi scolaire qui porte son nom,      et a beaucoup contribué à la rendre favorable à l'église. Sur le plan de l'enseignement primaire, elle fait du curé le garant du bon esprit  de l'instituteur. Sur le plan de l'enseignement secondaire, elle contribue au développement des institutions et des collèges ecclésiastiques.
12 - En 1843, un kg de pain coûtait 23 centimes et le salaire annuel moyen d'un charretier ou d'un berger de village est de 500 F. En 1861,      celui d'un "domestique agricole toutes mains", non nourri ni logé, est également de 500 F. (Henry Clayette, historien - Notre      Département n° 2 et 3)
13 - Il s'agit de la classe de Monsieur Barthe et de la pièce qui sert d'atelier.
14 - Acquisition  de la "maison Pelletier" en 1849 ...........................   9 400 francs }
      Construction de l'école de garçons et de la mairie en 1853 ........14 000 francs } 39 300 francs
      Construction du presbytère en 1861................................................... 15 900 francs }

                                                                                                                                             Serge Randon - Septembre 1998

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