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          La Houssaye, situé en moyenne à 114 mètres d'altitude, a une superficie de 1243 hectares, dont 100 hectares couverts de bois et forêts. Bien que situé en Brie, son sol, sans être de dernière qualité, présente bien des inconvénients pour la culture, du fait de l'épaisseur minime de sa couche végétale  (environ 12 à 15 cm) et de son sous-sol, composé essentiellement d'un mélange de pierres, parsemées de sédiments ferrugineux à base de nickel et de manganèse. Mais il faut tenir compte également de sa disposition topographique. La Houssaye fait partie d'un plateau qui ne présente qu'une pente de 4 à 5 mètres sur une distance de 3 km, d'où la difficulté que rencontre l'eau pour s'écouler, d'autant que par sa composition, le sol ne l'absorbe pas. Les rus de Certeau, de Certon et du Bréon, complètement à sec les mois d'été, assurent l'écoulement des eaux de drainage pendants les mois d'hiver.
             Peu à peu, le village de La Houssaye se groupa autour de son château et prit rapidement l'importance d'un petit bourg. Au point que son seigneur  Gérard Lecoq obtint, par lettres patentes du Roi François 1° datées de Rouen au mois de Février 1531, la permission d'y établir une foire le 9 Mai  jour de la Saint Nicolas, et une autre le 3 Février jour de la Saint Blaise, avec un marché tous les vendredis. Cet établissement tira La Houssaye du rang de village ordinaire et inspira un autre projet à ses habitants. Ils demandèrent la permission de se clore de murailles et de fossés et ils l'obtinrent par lettres du Roi du mois de Mars 1545, en imposant une certaine somme sur les héritages et les habitants.
(1) Ces fortifications n'étaient pas élevées contre le seigneur, mais étaient plutôt une annexe de celles du château. D'ailleurs, d'après la tradition, elles étaient surtout destinées à protéger les habitants contre les loups qui infestaient la forêt voisine. (2)
            Si ces fortifications ont aujourd'hui complètement disparu, on pouvait encore voir, à la fin du 19° siècle, les vestiges des
murailles et des fossés d'enceinte, avec l'emplacement de deux tourelles.
(2) On peut malgré tout en découvrir le tracé sur une carte du village datant du 17° siècle. Partant de la porte de Lormet au sud (vers La Houssiette), ils traversaient le parc du Pally (le Prieuré) , contournaient les jardins du village jusqu'à la porte Mitrée à l'est (près du monument aux morts) et de là, longeant le bas du clos Tétu (les jardins derrière l'ancienne mairie), allaient aboutir à la porte Bridou, au nord, qui fermait la Grande Rue (rue de Bussières, à la sortie des deux nouveaux lotissements),  puis  rejoignaient les fortifications du château et la porte de Tournan à l'ouest (grille du château, face à la départementale 216).
              Ces fortifications ne sont pas les seules à avoir disparu.  Le "Vieux Moulin" par exemple. Le 24 février 1497, il est vendu, avec les terres du dit lieu, à messire Méry Bureau, seigneur de La Houssaye, par Jean Houdion et Pierre Giraut. On en retrouve trace par un acte de vente établi le 25 janvier 1612 par lequel Claude de Monceaux, chevalier et seigneur de La Houssaye vend à Léonard Fassier "15 quartiers de terre derrière le château, à la Fosse au Diable, derrière le moulin à vent et au petit Certeau..."  Par un acte de vente du 11 juillet 1619, Claude de Monceaux vend la seigneurie à François de Monceaux "... dont la propriété du moulin de La Houssaye..." 

              Puis, le 9 décembre 1722, Anne de Bretagne de Lannion vend la terre de La Houssaye et dépendances au Marquis de Saumery. Sur l'acte de vente, on peut lire "... plus un moulin à vent équipé de ses 4 ailes et la maison du meunier couverte en chaumes consistant en chauffoir, vacherie, toit à porcs et écuries, ..." Enfin, sur l'acte de vente du château établi le 14 juin 1760 entre la comtesse de Coëtlogon et Monsieur de Dangeul, il est porté: " plus la maison qui est actuellement occupée par le garde et qui dépendait auparavant des bâtiments d'un moulin à vent qui a été détruit et ne subsiste plus,..."  Le moulin a disparu!

               Le village comprenait également quelques écarts où hameaux qui ont aujourd'hui disparu. "Château de Garlande" disparu depuis fort longtemps et dont on a très peu de traces.   "La Blanchardière", dont l'hôtel, au milieu du 15° siècle, était le siège de la branche principale de la seigneurie de La Houssaye. "Les Bossus", ferme et château qui appartenaient en 1763 au chevalier Turgot, et furent acquis du Marquis de la Nieuville par le Maréchal Augereau en 1810. (Au 17° siècle, il existait également un village des Bossus, comme le confirme le registre des  sépultures de 1687: "Le 26 mai 1687 est décédé au village des Bossus de la paroisse de La Houssaye, Billebault, manouvrier...")
                  Il y avait également, dans l'enceinte du château, la ferme de la Basse-Cour dont les bâtiments, disparus peu après la révolution, longeaient l'actuelle rue de Bussière. Ce même acte de vente du 14 juin 1760 précise: "... plus la ferme de la Basse-Cour consistant en plusieurs bâtiments couverts de tuiles et les terres labourables qui accompagnent la ferme, dans les terres de laquelle ferme sont comprises les terres qui composaient anciennement la ferme de Friche Mouton"  On peut citer encore "Bel Air" qui comptait 12 habitants en 1828, "Le Marchais Marie" qui en comptait 7 et "Le Parc aux Veaux" qui en comptait 22.
(3)   L'abbé Lebeuf , dans son ouvrage, nous parle ainsi de La Houssaye: "En 1709, la paroisse et ses écarts était censé former 68 feux, suivant le dénombrement de l'élection de Rosay. Le dictionnaire universel de la France, qui vit le jour en 1726,  y marquait 307 habitants ou communiants. Mais réellement, depuis plusieurs années, on n'y comptait que 240 communiants, ce qui s'accordait avec les 68 feux que le sieur Doisy reconnaît y être dans le dénombrement qu'il a publié en 1745". (1)
                   Les misères terribles que connut la France au 18° siècle se firent également sentir à La Houssaye: "C'est dans cette année, le six janvier 1709, que les bleds gelèrent entièrement au nombre de douze cens arpents qu'il y avait sur cette paroisse, tous les habitants s'estant efforcé d'ensemencer leurs terres. Jamais on avait vu les terres de la paroisse si bien couvertes. Leurs espérances fut abismées dans la rigueur de l'hiver qui fit monter le bled jusqu'à soixante huit livres le septie qui ne valait les années précédentes que six à sept livres et l'orge aussi soixante livres le septie. la misère fut si grande que partie des habitants mangeaient l'herbe, et on fut dix neuf mois sans rien recueillir."
(5) De même en 1710, d'après cette note inscrite dans le même livre-journal: "A la veille d'une petite moisson le jour de sainte Anne, il s'esleva un vent si impétueux qu'il battit et sescoua tous les bleds ensorte qu'il ne demeura que la paille et le tuyau, tous les grains couvrant la terre."   
                 La Révolution n'engendra pas de grandes perturbations à La Houssaye. Les domaines seigneuriaux, qui constituaient  une grande partie du territoire de la commune, ne furent pas touchés. On a vu que la famille Gigault de Crisenoy résidait au château en 1793 et qu'elle augmentait encore ses biens en 1799. Il n'y a pas trace de vente de biens nationaux à La Houssaye en dehors de celle des biens appartenant à la fabrique (une trentaine d'arpents de terre, un presbytère et une maison d'école).  Par deux fois, la commune avait faillit perdre son autonomie. En effet, il fut projeté de la rattacher aux Chapelles-Bourbon en 1840 (délibération du conseil municipal du 28 juillet 1840, par 13 voix pour et 3 voix contre) puis à Neufmoutiers en 1841. Heureusement, ces projets furent rapidement abandonnés.

               En consultant les archives municipales il apparaît que les préoccupations principales des différents conseils municipaux, tout au long du 19° siècle, furent l'état des chemins pour les communications et le commerce, ainsi que le curage des rus et rigoles pour l'écoulement des eaux de pluie. Ainsi, le 4 Août 1811 - " Ayant des  fonds restés sans emploi dans la caisse du percepteur, avons invité M. le Maire à faire dresser un devis de la réparation à faire à un chemin inhabitable en hiver, pour y construire une gargouille (correspondance de Faremoutiers et Mortcerf à La Houssaye)". De même le 2 Août 1826 -    " Le conseil, ayant pleine et parfaite connaissance de la situation locale du territoire de la commune qui est submergé par les eaux par faute que les rus et rigoles ne se chargent pas suffisamment étant encombrés de vase, la plaine est impraticable pour charroyer. ... Arrêtons et délibérons qu'il est de la plus grande urgence  d'opérer le curement des rus et rigoles de la commune pour assainir le terrain".

                C'est également à cette période que les habitants de La Houssaye firent de gros sacrifices pour la création de chemins devant leur apporter des avantages. Ainsi, en 1836, quand  le conseil général a déclaré "chemin de grande communication" le chemin devant relier la route royale n° 36 à Coulommiers, le conseil municipal a déclaré  "consentir à l'établissement de ce chemin, pourvu toutefois qu'il passe par la rue de Malaise, c'est à dire qu'il traverse le village, et voter en sus des deux tiers de la prestation en nature et des deux tiers des cinq centimes spéciaux, une somme de six mille francs, payable en cinq années ... " La départementale 216 était née, et les indemnités d'acquisition ainsi que les échanges de terrains nécessaires à l'établissement de ce chemin furent acceptés immédiatement par les propriétaires.

                 En 1790, la population de La Houssaye était de 500 habitants. Puis elle est passée à 629 en l'an 1806, à 674 en l'an 1851 et à 630 en 1886, dont 330 dans l'agglomération et 300 répartis dans les différents hameaux. En 1870, le village eut beaucoup à souffrir de la guerre. Située sur la route des armées allemandes et choisie pour lieu d'étape, la commune de La Houssaye, à partir du 14 septembre et jusqu'à la fin de la guerre, eut à subir sans interruption le passage des soldats, à les loger, et à répondre à de nombreuses et fortes réquisitions.

                En 1860, le chemin de fer arrive à La Houssaye. Non sans que le conseil, le 29 mai 1859, eut à protester contre la lenteur des travaux: " Les lenteurs et les inconvénients apportés par la compagnie des chemins de fer de l'Est dans l'exécution de l'embranchement de Gretz à Coulommiers nous sont tellement préjudiciables que nous venons protester contre ces travaux tantôt entrepris, tantôt abandonnés. ... Nous prions donc M. le Préfet d'intervenir auprès du gouvernement pour obliger la compagnie de l'Est à pousser franchement et énergiquement ces travaux afin qu'ils puissent être terminés dans les délais prescrits."

                 Il  eut aussi  à protester contre le choix de l'implantation de la gare. Le 9 février 1859, le conseil, d'une voix unanime, " demande que la gare dite de Marles soit placée à La Houssiette. Une gare dans cet emplacement peut seule justifier un tracé passant si près de la commune et endommageant les propriétés d'une manière aussi notable. Pour ne pas faire une gare à La Houssaye, il était inutile de donner au tracé du chemin de fer la direction actuelle! ..."  Mais là, peine perdue!

                 En 1871, à la demande des habitants de La Houssaye et de Crèvecoeur, la compagnie des chemins de fer de l'Est est autorisée à établir un passage à niveau pour piétons au lieu dit "Sente de Crèvecoeur", à la charge, pour les deux communes, de rembourser à la compagnie le montant des dépenses faites pour l'établissement de ce passage.
(6) En 1876, également à la demande des habitants, la compagnie des chemins de fer de l'Est est disposée à l'établissement d'une halte au lieu dit "Sente de Crèvecoeur", et à remplacer le passage à niveau pour piétons par un passage pour voitures, à la condition que les deux communes de La Houssaye et Crèvecoeur fournissent le terrain et fassent tous les frais de construction. Le 8 septembre 1878, le conseil municipal et les plus hauts imposés votent les frais de premier établissement de la halte qui s'élèvent à 14000 francs, soit 2000 francs sur le budget de l'année courante, 5000 francs payés par Crèvecoeur et 7000 francs en emprunt sur 10 ans par imposition extraordinaire. Puis ils garantissent à la compagnie des chemins de fer de l'Est, à sa demande, une recette annuelle de 700 francs et, dans le cas peu probable où la recette n'atteindrait pas ce chiffre, la commune s'engage à parfaire ce chiffre en payant la différence à la compagnie.. (6)
             En 1879, 6 trains seulement s'y arrêtaient par jour. En 1881, la compagnie accorda l'arrêt de tous les trains de voyageurs puis, en 1883, l'expédition à grande vitesse. Ainsi, grâce au chemin de fer, mais aussi grâce au sacrifice financier de ses habitants, La Houssaye était à  une heure et demie de Paris. Dans le même temps, c'était également la révolution de l'automobile, et l'instituteur Fontaine écrivait dans sa monographie, en parlant de la route nationale 36: "... il est toutefois regrettable que cette route ne traverse pas le village de La Houssaye." (!) En fait, l'automobile a supplanté le train, et la SNCF, estimant que deux gares n'étaient pas nécessaires sur le territoire d'une commune (la gare de Marles est sur le territoire de La Houssaye), a purement et simplement fermé la gare de La Houssaye en 1972!

              Pendant plus de dix ans, le conseil municipal multiplie ses réclamations élevées contre le service de distribution des postes de Tournan puis de Fontenay Trésigny, et réclame un bureau de poste à La Houssaye. Ainsi le 4 Février 1866 : "La distribution tardive des dépêches (à 3 heures du soir) et l'irrégularité de leur arrivée causent de graves préjudices au commerce relativement considérable dans cette localité. Considérant ... , et qu'aujourd'hui surtout que les communications se font avec tant de célérité, il est extraordinaire de voir qu'une lettre qui nous est expédiée de Paris le premier du mois, ne pourra recevoir de réponse qu'avant le quatre et qu'un pareil fait se produise entre deux localités reliées entre elles par une voie ferrée, et distantes seulement de 44 km ..."

              De même le 13 février 1870 " M. le maire expose que de nombreuses plaintes verbales lui sont faites journellement sur la manière dont le service postal est exécuté dans la commune, ... , que le service a été amélioré pendant le temps que le facteur rural disposait d'un cheval, mais que depuis qu'il est privé de ce secours, la situation est redevenue comme avant...."
(6)
               En novembre 1880, Le ministre des postes décide  la création d'un bureau de poste à La Houssaye, à condition que la commune s'engage à fournir gratuitement, pendant 18 ans, un local pour l'installation du service et le logement du titulaire. Le bureau de poste fonctionna le 1° avril 1881, avec 3 distributions par jour. En août 1882, le conseil municipal décide la dépense de 840 francs, somme qui lui est demandée par l'administration des postes pour l'établissement d'un bureau télégraphique à La Houssaye. Les communes de Crèvecoeur et Les Chapelles Bourbon ont participé à cette dépense. Puis, en novembre 1897, le conseil décide que la commune participera à l'établissement du téléphone dans la localité, moyennant la somme de 1000 francs, qui sera empruntée sur 5 ans.
(6)
                 A la fin du 19° siècle, La Houssaye comptait 672 habitants. Sa population était en grande partie composée d'artisans, de petits rentiers et de journaliers, contre un faible nombre de cultivateurs de petites exploitations. Il y avait entre autre au village: un boucher-charcutier, deux boulangers, trois épiciers-merciers-cordonniers, un serrurier-quincailler, deux marchands de bois et charbon, deux coquetiers, un peintre en bâtiment... Le marché, établi en 1531 et disparu au fil des temps sans que nous puissions en trouver trace, fut rétabli tous les jeudis, par délibération du 22 août 1886.

     L'enseigne du relais "La Fleur de Lys" se balançait déjà en 1760. Toujours sur l'acte de vente du château en date du 14 juin 1760  nous pouvons lire: "... plus une maison à La Houssaye où pend pour enseigne La Fleur de Lys formant un corps de logis avec les cours et les jardins qui en dépendent". L'hôtel de la gare (actuellement "Le Carinou") existait déjà en 1887. A cette date, Hardoin, "Maître de l'hôtel", demandait une prolongation d'ouverture d'une demi-heure après l'arrivée du dernier train à 23 heures.

                Si la vente des produits agricoles constituait le principal commerce de La Houssaye, on comptait, en 1887,  96 têtes de l'espèce chevaline, 180 têtes de l'espèce bovine et 824 têtes de l'espèce ovine. Les vaches ont fourni 1317 hectolitres de lait, en partie employé à la fabrication du fromage de Brie (en 1882, 800 hl de lait ont donné 12 000 kilos de fromage), les moutons ont  fourni 2 200 kilos de laine. Avec les 50 ruches du village on a récolté 360 kilos de miel et 15 kilos de cire. Grâce à ses deux pressoirs, il a été fabriqué 5850 hectolitres de cidre  avec les pommes récoltées sur le territoire et surtout achetées en Normandie et en Bretagne.
(2)
                  La forêt alimentait deux chantiers où 20 ouvriers confectionnaient annuellement environ 250 000 margottins, où petits fagots, expédiés sur Paris. Ajoutons que les deux marchands de bois et charbon, qui faisaient leurs achats hors de la commune, expédiaient annuellement 7 500 quintaux de charbon sur Paris. Sans oublier la chasse, qui constituait une ressource non négligeable pour les villageois (location des terres aux chasseurs, deux battues la  semaine par les journaliers et emploi de 7 garde-chasse)
.(2)  
               En 1906, on  comptait 633 habitants, en 1968 ils n'étaient plus que 548 mais en 1982, la population était passée à 787 habitants.
(4) Le dernier recensement de 1992 faisait état de 1039 Ulsétiens répartis entre le bourg et les différents hameaux de La Houssiette, Chantepie, La Gonière, Les Marnières, La Gilotte, le Limodin, Le Calvaire. Sans oublier les fermes de Sausseux, de la Ronce, de la Ruette et de la Villebertin.
               En 1910, il commence à être question de l'éclairage électrique. Après 15 ans d'études et de devis, le conseil municipal, le 21 février 1926, donne son adhésion définitive au syndicat intercommunal d'électrification et s'engage, au nom de la commune, à supporter les charges et à participer aux bénéfices du syndicat dans les termes du règlement constitutif. Il vote un emprunt de 145 068 francs pour couvrir la dépense, remboursable en 30 ans par imposition spéciale.

                 En 1935, on commence à goudronner les chemins et les rues. En juin 1953, le conseil municipal décide d'étudier un projet d'adduction d'eau dans la commune. Le 25 octobre 1957, M. le maire expose au conseil le programme de travaux établi par le service du génie rural pour la distribution de l'eau potable dans les communes de La Houssaye, Marles, Les Chapelles et Crèvecoeur. La réalisation de ce programme de travaux implique le groupement de ces 4 communes en un syndicat. Le conseil approuve l'ensemble du programme et adhère au syndicat. Le château d'eau est construit à La Houssiette, à l'emplacement du lavoir Sainte Hélène qui sera démoli et le terrain vendu au syndicat par la commune. En 1973, pour suivre l'évolution de la population, un deuxième puits est foré à 60 mètres de profondeur et mis en service.
               Parallèlement, en 1953, le conseil étudie la question de l'écoulement des eaux usées dans le village. Le 22 juin 1962, le conseil, à l'unanimité, décide de faire procéder aux travaux d'assainissement du village par la pose du tout à l'égout, et demande à la direction du génie rural de procéder à l'étude du projet. Le 11 janvier 1964, le conseil adopte à l'unanimité le projet qui comporte un réseau d'égouts pour l'écoulement des eaux usées avec déversement dans une station d'épuration servant aux communes de La Houssaye et Marles.

               Voici une relation bien modeste de ce que fut notre village au fil des temps. Je n'ai noté ici que quelques évènements qui ont principalement marqué son histoire et contribué à son développement, me réservant le plaisir de vous faire découvrir, tout au long des pages suivantes, les petits faits qui ont fait La Houssaye.

                                                                                                                         Serge Randon - Janvier 1997

        NOTES

1 - Histoire du Diocèse de Paris, tome 14, par l'Abbé Lebeuf (1758)
2 - Monographie communale de l'instituteur Fontaine (1888)
3 - Essais historiques et statistiques de Seine et Marne, par Michelin (1829)
4 - Dictionnaire d'histoire administrative et démographique de MM. M. et R. Le Mée
5 - Livre-journal du curé Delécluse, à La Houssaye de 1705 à 1732
6 -
Archives municipales 

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